> UNE PRIME OBLIGATOIRE MAIS ALÉATOIRE

Publié le par angeline351

> UNE PRIME OBLIGATOIRE MAIS ALÉATOIRE
Le dispositif présenté par le gouvernement ne concernerait qu’une partie des salariés. Pour FO, ce ne sera au mieux qu’un pis-aller au problème du pouvoir d’achat des travailleurs, dont le règlement ne se règlera que par une hausse générale des salaires.
Le gouvernement a fini par dévoiler ce jeudi les grandes lignes d’un «dispositif législatif» censé contraindre les employeurs à verser une prime à leurs salariés. Selon le ministre du budget, François Baroin, chaque année, toute entreprise de plus de 50 salariés sera obligée de verser une prime à l’ensemble de son personnel dès lors qu’elle décidera d’augmenter les dividendes de ses actionnaires. Les modalités et le montant de la future prime dépendraient ensuite du résultat de négociations avec les syndicats dans l’entreprise. Cette prime serait exonérée de charges sociales dans la limite d'un plafond de 1.000 euros, a laissé entendre par ailleurs M. Baroin. Quant aux entreprises de moins de 50 salariés, un dispositif «analogue serait prévu mais de caractère facultatif».

L’idée défendue la semaine dernière par M. Baroin et selon laquelle il fallait imposer une prime de 1.000 euros pour tous les salariés d’entreprises réalisant des bénéfices semble avoir fait long feu. Comme l’a fait remarquer FO, le dispositif présenté reste en l’état très aléatoire dans sa mise en œuvre. «Personne ne sait combien d'entreprises versent des dividendes et dans combien d'entre elles ces dividendes augmentent», a expliqué son secrétaire général, Jean-Claude Mailly, avant d’ajouter, que «les patrons les plus malins» feront tout pour racheter des actions afin d’éviter que ces dividendes augmentent… et rendre ainsi inopérant le dispositif imaginé par le gouvernement.

Aujourd’hui, a-t-il souligné, l'urgence réside surtout dans l'obtention d'augmentations générales des salaires de tous les travailleurs, y compris des fonctionnaires, alors que Bercy vient d’ordonner un gel les traitements dans la fonction publique pour la deuxième année consécutive. Autrement dit, pour FO, la question criante du pouvoir d’achat ne se résumera pas par l’octroi d’une prime à une petite partie des salariés.

Publié dans COMMUNIQUE FO

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