SMIC – Trois questions à … Marie-Alice Medeuf-Andrieu,

Publié le par angeline351

 

Secrétaire confédérale, représentant FO lors de la Commission nationale de la négociation collective du 15décembre 2011.

FO hebdo : Comment le gouvernement justifie-t-il l’absence de coup de pouce au SMIC au 1er janvier 2012 ?

Marie-Alice Medeuf-Andrieu : Comme d’habitude, il se retranche derrière le rapport du groupe d’experts qui n’a d’indépendant que le nom. Ces rapports préconisent systématiquement de ne pas donner de coup de pouce, au motif que cela aurait  » un effet préjudiciable pour l’emploi « . Ils lui opposent le Revenu de solidarité active (RSA) qui, disent-ils, joue un rôle  moteur dans la lutte contre la pauvreté. Or, le dernier rapport du comité d’évaluation du RSA dit exactement le contraire.

FO hebdo : Cette hausse minime du SMIC aura-t-elle un impact sur les négociations salariales des branches ?

Marie-Alice Medeuf-Andrieu :  Bien sûr, mais il sera de moindre importance en l’absence de coup de pouce. Un SMIC porté à 1322,40 euros net par mois, tel que nous le revendiquons, permettrait un grand mouvement de réévaluation de grilles salariales et donc du pouvoir d’achat, ce qui est impératif pour relancer la consommation et faire face aux mesures d’austérité du gouvernement, à l’augmentation des tarifs du gaz, des transports, au poids toujours plus lourd des loyers…

FO hebdo : En ces temps de crise, le SMIC peut-il jouer un rôle particulier ?

Marie-Alice Medeuf-Andrieu : Il l’a démontré en servant d’amortisseur social : il a réduit les inégalités salariales tout en assurant un niveau de vie décent aux salarié. Il n’est d’ailleurs pas anodin que de nombreux pays européens -- notamment l’Allemagne- revendiquent un salaire minimum national en raison des inégalités que la crise a développées dans ces pays.

 

Publié dans COMMUNIQUE FO

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article