Secrétaire confédérale représentant FO à la Commission nationale de la négociation collective, le 5 juillet.

Publié le par angeline351

Secrétaire confédérale représentant FO à la Commission nationale de la négociation collective, le 5 juillet.

   

FO Hebdo: Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a-t-il évoqué la question du SMIC?
Marie-Alice Medeuf-Andrieu: Non, pas un mot. C’est nous qui l’avons interpellé en lui demandant ce que le gouvernement comptait faire. Le ministre nous a répondu qu’il attendait la publication de l’indice des prix de l’INSEE, prévue le 12 juillet. Si le gouvernement se cantonne cet été à relever le SMIC au niveau de l’inflation, ce ne sera pas un cadeau mais la stricte application du Code du travail. Pendant ce temps, les prix continuent de grimper et nous avons rappelé au ministre la nécessité d’une revalorisation significative du SMIC, de façon à ce qu’il atteigne rapidement 1 320 euros net par mois.

FO Hebdo: Le bilan 2010 de la négociation collective est-il un bon cru?
Marie-Alice Medeuf-Andrieu: Si les salaires restent le premier thème de négociation, le contexte de la crise a marqué et continue de marquer la vitalité et le contenu des accords. Dès la prochaine revalorisation, prévue en août, 126 branches (73,14%), couvrant 8 549 500 salariés, se retrouveront avec au moins un premier coefficient inférieur au SMIC.

FO Hebdo: Comment redonner du tonus à la négociation salariale?
Marie-Alice Medeuf-Andrieu: En obligeant les branches à renégocier leurs minima après chaque revalorisation du SMIC. Mais aussi en conditionnant les exonérations de cotisations patronales à la signature d’un accord salarial et non à la seule ouverture de la négociation annuelle obligatoire, qui ne constitue qu’une formalité. Nous demandons également l’application effective du dispositif de conditionnalité des exonérations patronales, pour l’heure reportée en… 2013.

Publié dans COMMUNIQUE FO

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