SALAIRE MINIMUM: DÉBAT MINIMAL

Publié le par angeline351

 SALAIRE MINIMUM: DÉBAT MINIMAL

Les récentes annonces de hausse du salaire minimum, aussi bien aux États-Unis qu’au Royaume-Uni et en Allemagne, n’ont été que modérément relayées par les grands organes de presse en France. Ils leur ont néanmoins accordé quelques échos.

Le Nouvel Observateur
«Quand les négociations européennes s’éternisent sur l’instauration d’un salaire minimum dans l’Union, c’est des États-Unis que vient un signal fort. Parmi ses mesures pour soutenir la croissance, Barack Obama a annoncé son intention d’augmenter de 40% le salaire minimum des fonctionnaires américains. Le salaire des 30 millions d’agents fédéraux passerait ainsi de 7,25 dollars à 10,10 dollars l’heure. Cerise sur le gâteau, ce SMIC serait indexé sur l’inflation.» 

Le Monde
Car en matière d’inflation, certains savent en jouer, comme au Royaume-Uni, où «en 2013 –et pour la cinquième année consécutive–, elle a été supérieure au revenu moyen hebdomadaire». Ce qui relativise le relèvement annoncé du salaire minimum horaire de 11% d’ici à 2015. D’ailleurs, «de l’avis général, au-delà des inquiétudes des milieux d’affaires britanniques, en particulier des petites entreprises, les effets sur le coût unitaire du travail d’un relèvement substantiel seraient limités. Ne serait-ce que parce que le salaire minimum ne concerne que 4% des salariés outre-Manche». 

Le Figaro
Ils sont un peu plus en Allemagne: «17% des salariés allemands qui touchent un salaire inférieur à 8,50 euros pourraient profiter de la mise en place d’un salaire minimum généralisé, soit 6 millions de personnes. Avec de fortes disparités géographiques: ils sont 27% à l’Est contre 15% à l’Ouest. Ils sont aussi beaucoup plus nombreux chez les jeunes –44%– et chez les personnes sans formation –34%–, détaille l’institut de recherche économique DIW». 

Jeune Afrique
Mais, justement, «déjà, il est question d’introduire des exceptions pour les travailleurs saisonniers, les stagiaires, les apprentis et les retraités qui travaillent», les organisations patronales agitant la «menace de la destruction d’un million d’emplois et de l’effondrement du commerce extérieur». 

La Charente Libre
Et à Paris? «Le paradoxe est que l’air du salaire minimum à la mode Obama-Merkel-Cameron tombe au plus mauvais moment pour la France et sa majorité politique. Car si François Hollande peut saluer un approfondissement des convergences sociales franco-allemandes, trop de bruit autour du salaire minimum pourrait torpiller son pacte de responsabilité, faisant de l’avis des syndicats la part trop belle au patronat. Le syndicat FO a déjà appelé à une grève nationale contre le pacte hollandais en mars, à la veille des municipales. Nul doute que d’ici là, la question des salaires et d’un coup de pouce au SMIC ressurgira dans le débat national parmi les "contreparties" à attendre du pacte de responsabilité.» Nul doute, effectivement. 

Publié dans RETRAITES

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