> RETRAITES COMPLÉMENTAIRES: LA NÉGOCIATION AU MILIEU DU GUÉ

Publié le par angeline351

> RETRAITES COMPLÉMENTAIRES: LA NÉGOCIATION AU MILIEU DU GUÉ

 

Tous les syndicats demandent désormais une augmentation de la cotisation pour financer les régimes de retraite complémentaire. 

Patronat et confédérations syndicales gestionnaires des régimes de retraite complémentaire des salariés du privé, q

ui ont ouvert des négociations le 22 novembre, se sont retrouvés le 6 février pour une quatrième réunion. Ces discussions, qui doivent en théorie se terminer le 7 mars, visent à trouver un accord sur des mesures permettant d’équilibrer à court et moyen termes les finances des régimes ARRCO (tous les salariés) et AGIRC (cadres). L’objectif étant de pérenniser la retraite complémentaire des salariés, dont le financement est mis à mal par la crise économique et l’augmentation du chômage, qui entraîne de moindres rentrées de cotisations. 

Les syndicats sont désormais unanimes à réclamer une hausse des cotisations, la CFDT s’étant ralliée, le 6 février, à la revendication des autres organisations, malgré des divergences sur les modalités de cette augmentation. 

Lors de la précédente réunion, Philippe Pihet, Secrétaire confédéral FO chargé des retraites, avait fait d’un débat sur l’augmentation de la cotisation un préalable. Une hausse d’un point de la cotisation rapporterait environ 6 milliards d’euros par an, rappelle-t-il. 

Le patronat a de son côté mis sur la table une sous-indexation des pensions par rapport à l’inflation dès 2013. Après avoir préconisé le 15 janvier une revalorisation des pensions inférieure de 1,5 point à l’inflation au 1er avril 2013, puis de -1 point entre 2014 et 2017, il a désormais baissé un peu ses exigences, proposant -1 point sur cinq ans dès le 1er avril 2013. 

Un préalable 

Si le MEDEF a refusé jusqu’à présent toute hausse des cotisations patronales, la délégation patronale a évoqué lors de la dernière réunion, et c’est la première fois depuis le début de la négociation, la possibilité d’une hausse du taux d’appel. Autrement dit une hausse du taux qui permet de calculer les cotisations salariales et patronales, mais qui n’ouvre pas de droits supplémentaires pour les retraités. Cette augmentation n’aurait pas lieu avant 2015, a suggéré le patronat. 

«Nous voulons pour notre part une hausse du taux contractuel, qui permet d’ouvrir des droits aux retraités», a indiqué Philippe Pihet, le chef de file de la délégation FO. «Nous sommes prêts à examiner une moindre revalorisation des pensions à condition d’obtenir une augmentation des cotisations.» 

Quant à l’idée de la présidente du MEDEF, Laurence Parisot, émise sur RTL, de «flécher» des cotisations d’allocations familiales vers les retraites complémentaires, elle est loin de recueillir l’assentiment de FO. «Nous ne sommes pas demandeurs de ce genre de transfert, indique Philippe Pihet, parce qu’il nécessite l’intervention de l’État, qu’il serait un cadeau supplémentaire fait aux entreprises, et enfin qu’il viendrait fragiliser les finances d’un organisme de protection sociale.» 

Le prochain rendez-vous sur les retraites complémentaires, fixé au 14 février, pourrait être décisif. 

Publié dans COMMUNIQUE FO

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