> RAS-LE-BOL GÉNÉRAL AUX PAPETERIES D'ESPALY

Publié le par angeline351

> RAS-LE-BOL GÉNÉRAL AUX PAPETERIES D'ESPALY

À l'appel notamment de FO, les ouvriers de l’usine de Haute-Loire multiplient depuis mardi les débrayages pour exiger le retour de deux de leurs collègues injustement licenciés et faire cesser les pressions de toutes sortes pour écrémer les effectifs.


  
Grève aux Papeteries d'Espaly (Haute-Loire). Les salariés de l’entreprise de fabrication d'emballages en carton ondulé qui appartient au géant américain du secteur, International Paper, enchaînent les débrayages depuis le 3 janvier. «À raison de deux heures de grève par jour, le mouvement est suivi par près de 95% des ouvriers. Ils exigent la réintégration de deux de leurs collègues licenciés pour faute, avec des motifs injustifiés», précise Pascal Samouth, secrétaire général de l’Union départementale FO de la Haute-Loire. «On reproche par exemple à l’un d’eux d’avoir dénigré l’entreprise parce qu’il s’était soucié des conditions de sécurité de l’usine lors d’une réunion avec la direction», explique le leader syndical.

D’après les syndicats, les licenciements en question sont emblématiques du climat social ambiant qui s’est dégradé lorsqu’un nouveau directeur a été nommé à la tête de l’usine, il y a 18 mois. «Cet ex-commercial semble avoir été placé là pour écrémer les effectifs en appliquant les consignes des actionnaires du groupe qui veulent désormais gagner du fric par tous les moyens», dénonce Pascal Samouth. Ainsi sous la houlette du nouveau directeur, les départs ne sont plus remplacés (retraites, ruptures conventionnelles…), une partie de la comptabilité a été délocalisée en Pologne, le laboratoire, la réception et le standard ont été supprimés.

La grève entamée mardi ne vise pas seulement à obtenir l’annulation des sanctions et le retour des ouvriers licenciés mais aussi à exprimer un ras-le-bol général. «Les salariés sont victimes de toutes sortes de pressions: changements d'horaires, temps de pause surveillés, avertissements, mises à pied…», indique la section syndicale FO de l’usine. Pour son représentant, Eric Sagnard, «tout le monde se rend bien compte que, si nous laissons faire aujourd'hui, chacun d’entre nous pourrait être licencié demain sous n’importe quel motif».

Publié dans COMMUNIQUE FO

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