PORTUGAL: LA CIRCULATION DES TRAINS PERTURBÉE PAR UNE GRÈVE ANTI-AUSTÉRITÉ

Publié le par angeline351

PORTUGAL: LA CIRCULATION DES TRAINS PERTURBÉE PAR UNE GRÈVE ANTI-AUSTÉRITÉ
Portugal: la circulation des trains perturbée par une grève anti-austérité

 

LISBONNE (Sipa) — La circulation des trains était fortement perturbée lundi matin à Lisbonne par une grève des mécaniciens contre les mesures d'austérité du gouvernement portugais.

L'entreprise ferroviaire nationale Comboios de Portugal a déclaré que cette grève de cinq jours a entraîné l'annulation de près de 70% des services entre la capitale et la banlieue, ainsi que des perturbations des liaisons nationales et internationales.

Les mécaniciens refusent de travailler les deux premières heures de leur service. Leur syndicat réclame une augmentation de salaires, mais le gouvernement estime que les entreprises publiques qui perdent de l'argent, comme celle des chemins de fer, doivent faire des économies.

L'ampleur de la dette publique portugaise a contraint le gouvernement à accepter un plan d'aide de 78 milliards d'euros, accordé par l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI) l'année dernière, en échange de mesures d'austérité.

Les Portugais reprennent la rue - Milliers de manifestants à Madrid

Des dizaines de milliers de Portugais se sont rassemblés samedi à Lisbonne à l'appel des syndicats pour crier leur refus de la politique de rigueur menée par le gouvernement de centre-droit. A Madrid, des milliers d'Espagnols ont protesté contre les coupes budgétaires.

 

Le syndicaliste Arménio Carlos harangue la foule à Lisbonne

(ats) A Lisbonne, les manifestants avaient rempli en fin d'après-midi la Place du Commerce, située au coeur de la capitale et qui peut contenir entre 70'000 et 175'000 personnes. Cette manifestation "contre le vol des salaires et des pensions de retraite" était organisée par la CGTP, la principale confédération syndicale portugaise.

Dans l'Espagne voisine aussi, l'exaspération sociale devient plus perceptible alors que le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy compte poursuivre sur le chemin de l'austérité.

Aux cris de "démission", des milliers de manifestants ont répondu à l'appel de la mouvance des indignés et se sont une nouvelle fois rassemblés samedi en fin de journée autour du Congrès des députés à Madrid, pour dénoncer les coupes budgétaires face aux cordons de la police anti-émeutes déployée en masse.

Haranguant la foule réunie à Lisbonne, le secrétaire général de la CGTP, Arménio Carlos, a appelé à "l'unité de toutes les victimes de cette politique" et annoncé la tenue le 3 octobre d'une réunion de la centrale syndicale qui "discutera de la convocation d'une grande grève générale".

Sur la place aux abords du fleuve Tage, les manifestants ont scandé "A bas l'austérité!" en brandissant pancartes et drapeaux des syndicats des administrations locales, des enseignants et même des forces de l'ordre, avant de se disperser dans le calme.

"Nous sommes dans une spirale sans fin et je ne vois pas comment ma génération pourra avoir du travail, un logement, une famille", s'est inquiété le jeune homme de 27 ans.

En échange de son sauvetage financier, Lisbonne s'est appliqué à mettre en oeuvre une sévère cure de rigueur mais la récession économique et le chômage se sont aggravés, et le gouvernement de centre-droit peine à assainir les comptes publics.

Publié dans EUROPE

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