NOUVELLE GRÈVE GÉNÉRALE DANS L’UNITÉ AU PORTUGAL

Publié le par angeline351

 NOUVELLE GRÈVE GÉNÉRALE DANS L’UNITÉ AU PORTUGAL
Article paru dans FO Hebdo 3082

Trains et métros à l’arrêt, hôpitaux au ralenti, administrations fermées, transports aériens fortement perturbés et de nombreuses entreprises du secteur privé à l’arrêt ou presque, comme l’Arsenal d’Alfeite, les chantiers navals de Viana do Castelo, Autoeuropa, Visteon (automobile), Grosbecker (textile), Petrogal (pétrole), Saint-Gobain, Renault, Mitsubishi, Volkswagen, le groupe électricien EDP... La grève générale du 27 juin au Portugal, la quatrième depuis deux ans que le pays vit sous le contrôle de la Troïka (FMI, BCE et Commission européenne) et la deuxième à l’appel conjoint des deux confédérations syndicales (CGTP et UGTP), a été particulièrement bien suivie. 

LE CHÔMAGE DES JEUNES A AUGMENTÉ DE 14% EN DEUX ANS 

Cette mobilisation avait été décidée après l’annonce par le gouvernement portugais d’un nouveau train de mesures d’austérité, notamment l’allongement de la durée du travail des fonctionnaires de 35 à 40 heures par semaine et 30.000 suppressions d’emplois supplémentaires dans la fonction publique. Le gouvernement entend ainsi compenser la décision de la Cour constitutionnelle début avril de rétablir le quatorzième mois des fonctionnaires et des retraités, supprimé lors d’un précédent plan d’austérité. 

«L’adhésion à la grève est très forte et dépasse largement nos attentes», a notamment déclaré Carlos Silva, le Secrétaire général de l’UGTP (proche du parti socialiste), pour qui cette journée devait être un «cri de révolte pour marquer une tolérance zéro face aux politiques d’austérité du gouvernement». 

Le pays a enregistré au premier trimestre un déficit public de 10,6% du PIB (Produit intérieur brut), alors que Lisbonne s’est engagée à le ramener à 5,5% d’ici à la fin de l’année auprès de ses créanciers (FMI, BCE et Commission européenne). Un objectif assoupli à deux reprises par l’UE et le FMI, forcés de reconnaître que la cure de rigueur imposée au pays a pesé sur son activité économique bien plus qu’ils ne l’avaient prévu. 

Le Portugal devrait connaître en 2013 une troisième année consécutive de récession, avec une contraction du PIB de 2,3%. Le chômage touchait, fin mars, 42,1% des moins de 25 ans contre 27,8% deux ans plus tôt. 

Publié dans COMMUNIQUE FO

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