Les principales aides pour les parents qui travaillent

Publié le par angeline351

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Les principales aides pour les parents qui travaillent
Les Caisses d’allocations familiales proposent toute une série d’aides financières pour les parents qui ont des enfants à charge, notamment en matière de garde. ( (lp/philippe de poulpiquet.) )


A peine sorties de la maternité, les mamans se posent une foule de questions. Mettre sa carrière professionnelle entre parenthèses, envisager de passer à temps partiel ? Comment trouver une bonne âme pour s’occuper de ses enfants lorsqu’on est soi-même au travail ? L’argent du ménage va-t-il suffire? La liste est longue et le chemin souvent semé d’embûches pour trouver les réponses adaptées.


Objet de toutes les attentions des politiques familiales depuis les années 1970, les Caisses d’allocations familiales (CAF) proposent un arsenal d’aides financières afin que les mères (et certains pères) qui travaillent conjuguent au mieux leurs deux vies. « Plus que jamais, nous sommes conscients que les familles sont en attente de solutions concrètes », reconnaît le président de la CAF, Jean-Louis Deroussen. Parce que les entreprises ont elles aussi un rôle majeur à jouer, une charte de la parentalité a vu le jour en 2008, soutenue par les syndicats. Objectif : s’engager à aider les salariés à mieux concilier travail et enfants. A ce jour, 153 employeurs l’ont signée, ce qui représente 1,5 million de salariés concernés. A peine moins de 10%…

Sensibiliser les manageurs

En juin prochain doit se tenir la deuxième édition de la Journée de la famille en entreprise. Tous les employeurs seront invités à accueillir les enfants de leurs salariés dans leurs murs… Histoire de sensibiliser les manageurs. « A une époque qui se veut civilisée, est-il normal que 4 femmes sur 10 se déclarent angoissées à l’idée d’annoncer leur grossesse à leur employeur  ? » se demande, un brin ironique, Jérôme Ballarin, le président de l’Observatoire de la parentalité.
Trois dispositifs en fonction des besoins familiaux

C.. G.-P. | 22.02.2011, 07h00

1 Le complément de libre choix d’activité

Le principe : vous pouvez obtenir auprès de la Caisse d’allocations familiales (CAF) l’allocation CLCA (complément de libre choix d’activité) dès le premier enfant et pour chacun des suivants. Pour en bénéficier, vous devez mettre entre parenthèses ou réduire votre activité professionnelle (à temps partiel) afin de pouvoir élever votre progéniture.


Cette aide est aussi versée en cas d’adoption d’un enfant de moins de 20 ans.

Conditions d’attribution : s’il s’agit de votre premier enfant, vous devez justifier d’au moins huit trimestres de cotisation vieillesse dans les deux dernières années ; dans les quatre dernières années pour le second ; les cinq dernières années à partir du troisième.

Montant : 379,79 € par mois si vous cessez totalement votre activité ; 560,40 € si vous ne percevez pas l’allocation de base versée automatiquement sous condition de ressources. En cas d’activité à temps partiel à mi-temps (50%), vous toucherez 245,51 € par mois ou 426,12 € si vous ne bénéficiez pas de l’allocation de base. Si vous exercez un temps partiel d’une durée de travail comprise entre 50% et 80%, vous percevrez 141,62 € ou 322,24 € sans allocation de base.

Durée : six mois pour un enfant à charge à compter de la fin du congé de maternité ; jusqu’au mois précédant la troisième année du dernier enfant si deux enfants à charge ou plus.

Plus d’informations sur le site Caf.fr.

2 Le complément de libre choix du mode de garde

Le principe : quelle que soit la solution que vous avez trouvée pour la garde de votre ou vos enfants pendant que vous travaillez, la Caisse d’allocations familiales prend en charge une bonne partie de vos dépenses jusqu’aux 5 ans révolus de vos bambins.

Conditions d’attribution : votre activité doit vous rapporter un revenu minimum mensuel de 395,04 € si vous êtes seule ou de 790,08 € pour un couple. En cas d’embauche d’une assistante maternelle ou d’une garde d’enfants à domicile, une partie de la rémunération de votre salarié(e) sera prise en charge (dans la limite de 85% du salaire). Idem si vous avez recours à une association, une entreprise ou une microcrèche. Un montant qui va de 84,79 € à 819,67 € par mois. Tout dépend de vos revenus, du nombre d’enfants et de leur âge.

Conseil : dès le premier jour de l’embauche de votre salarié ou le premier mois de recours à une structure, faites votre demande d’allocation auprès de votre CAF. En cas de retard, vous risquez de perdre une partie de votre aide.

Voir aussi sur le site Pajemploi.urssaf.fr. Renseignez-vous auprès des impôts. Selon le mode de garde, vous pouvez bénéficier d’une réduction ou d’un crédit d’impôt.

3 L’allocation journalière de présence parentale

Le principe : cette prestation peut vous être versée en cas de maladie de votre enfant qui vous force à rester à la maison.

Conditions d’attribution : votre enfant doit être âgé de moins de 20 ans et être atteint d’une maladie ou d’un handicap grave, ou avoir été victime d’un accident grave.

Si vous êtes salarié, vous pouvez cesser votre activité professionnelle dans le cadre du congé de présence parentale. Vous devrez fournir un certificat médical précisant la nécessité de votre présence auprès de lui et la durée prévisible du traitement.

Montant : par jour d’absence au travail, il vous sera versé une allocation journalière équivalente à 41,79 € par jours pour un couple et 49,65 € pour une personne seule, dans la limite de 22 jours par mois.

Au total, vous pourrez percevoir jusqu’à 310 fois le montant d’une allocation journalière et ce dans la limite d’une période pouvant aller jusqu’à trois ans.

Conseil : retirez une demande auprès de la Caisse d’allocations familiales de votre lieu de résidence.

Publié dans VOS DROITS

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