LE CHÔMAGE CONTINUE D’AUGMENTER,

Publié le par angeline351

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> LE CHÔMAGE CONTINUE D’AUGMENTER, LA PRÉCARITÉ S’INSTALLE
En juillet, près de dix milles personnes sont venues grossir les listes de Pôle emploi. Le détail des chiffres montre que les salariés sont de plus en plus contraints d’y faire des allers et retours entre deux contrats précaires.

Le chômage continue de grimper en France. Selon les chiffres diffusés mercredi par le ministère de l’Emploi, on a enregistré, fin juillet, 9.500 chômeurs de plus par rapport au mois de juin, toutes catégories confondues.

Certes, le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité (catégorie A) a régressé de 14.400. Ainsi, s’est-il établi au total à 2.676.600 en juillet (-0,5%). Mais, en prenant en compte les personnes ayant exercé une activité réduite, courte ou longue (catégorie B et C), le nombre d’inscriptions a surtout progressé (+0,1% sur un mois et +8,1% sur un an). Ces deux catégories recensent désormais 3.963.800 personnes (+17.000 sur un mois). Si l'on ajoute les demandeurs d'emploi en stage, en formation ou en maladie (catégorie D) et ceux en contrats aidés (catégorie E), dont le nombre a bondi au passage de 3,3% sur un mois et de 45,5% sur un an, plus de 4.573.700 personnes pointent désormais à Pôle emploi dans l’hexagone. D’où le solde positif pour toutes les catégories de 9.500, soit une hausse mensuelle de 0,2% et une progression annuelle de 10,4%. Avec les départements d’Outre-Mer, on dépasse les 4,8 millions de chômeurs.

Il va sans dire que le chômage de longue durée a poursuivi également sa progression (+0,8% sur un mois, +27,6% sur un an). Plus d'un tiers des inscrits hexagonaux (36,2%) étant sur les listes depuis un an ou plus. Pour les moins de 25 ans, leur nombre a légèrement diminué en juillet (-0,2%) mais leurs sorties des listes correspondent le plus souvent à une mission d’intérim ou à l’obtention d’un contrat en CDD très court. Quant aux seniors âgés de 50 ans ou plus, ils ont continué d’alimenter les rangs de Pôle emploi (+1,1%)... au moment où l’on veut les faire travailler plus longtemps avec la réforme des retraites.

«Avec la multiplication des contrats précaires, on assiste à une explosion du sous-emploi en France. Quand ils ne sont pas condamnés à y rester, les salariés sont de plus en plus contraints de faire des allers et retours au chômage», a commenté Stéphane Lardy, chargé des questions d’Emploi à la confédération FO. Pour lui, «il y a un vrai risque de voir paupériser durablement les salariés tant que le gouvernement ne s’attellera pas à une politique de l’emploi active, susceptible de renouer avec la croissance.


SITUATION DRAMATIQUE DES JEUNES

C’est pourquoi FO a décidé notamment d’alerter les pouvoirs publics sur «la situation dramatique» des jeunes. Dans un courrier adressé mercredi au secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez, la centrale syndicale a réclamé «dans les meilleurs délais» une réunion entre les interlocuteurs sociaux et le gouvernement. Soulignant que «plus de 24% d'entre eux sont au chômage, dont 46% depuis plus d'un an», le leader de FO, Jean-Claude Mailly, juge que «cette situation dramatique renforce un peu plus la précarité». FO revendique en particulier la mise en place d'une «allocation jeune salarié» visant à compenser les frais liés à la prise d'un premier emploi.

Publié dans COMMUNIQUE FO

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