> LA CSI POINTE L’ENVERS DU DÉCOR INDONÉSIEN

Publié le par angeline351

 

> LA CSI POINTE L’ENVERS DU DÉCOR INDONÉSIEN

Rare pays asiatique et du G20 à être passé –pour l’instant– au travers des ravages de la crise, l’Indonésie a vu sa croissance repartir à la hausse dès 2010 pour de nouveau dépasser les 6%, après deux années d’un ralentissement modéré en comparaison de celui qu’ont connu la plupart des pays. 

Mais en réalité, tout n’est pas si rose. Des réductions massives d’effectifs ont été opérées, en particulier dans les secteurs de la construction, du transport et des communications, indique la CSI (Confédération syndicale internationale) dans son rapport «Nouveaux Fronts» publié en octobre. Du coup, en l’absence d’un système d’indemnisation du chômage, le nombre d’emplois informels (petits boulots non déclarés) a explosé pour représenter aujourd’hui 60% de l’emploi total. Les emplois déclarés mais précaires se sont rapidement multipliés également. Le nombre de travailleurs occasionnels atteignait ainsi 12 millions en 2009 contre 6 millions en 2001. 

LA MOITIÉ DES SALARIÉS EN DESSOUS DU SEUIL DE PAUVRETÉ 

De l’aveu même de la Banque mondiale, 65 millions d’Indonésiens risquent de tomber dans la pauvreté, soit plus du quart de la population, alors que près de 30 millions de personnes vivent déjà sous le seuil de pauvreté officiel. 

Déjà en 2002, on estimait que près de la moitié des salariés indonésiens vivaient en deçà du seuil de pauvreté et la proportion de travailleurs entrant dans la catégorie «mal rémunérés», c’est-à-dire avec un revenu inférieur aux deux tiers du revenu médian, est passée de 29% en 2001 à 35% en 2010. 

Le faible niveau des dépenses publiques dans le domaine social n’arrange rien. L’Indonésie consacre seulement 2% de son PIB (Produit intérieur brut) à la protection sociale, à l’éducation, à la santé et au logement. En comparaison, le Brésil dépense plus de 25% de son PIB dans les mêmes secteurs. 

Publié dans COMMUNIQUE FO

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article