> LA BAISSE DU CHÔMAGE MASQUE UNE HAUSSE DE LA PRÉCARITÉ

Publié le par communiqué FO

> LA BAISSE DU CHÔMAGE MASQUE UNE HAUSSE DE LA PRÉCARITÉ
Le recul du nombre de chômeurs en avril s’explique avant tout par des reprises d’activités réduites. De quoi relativiser le satisfecit gouvernemental.
Le satisfecit du gouvernement autour des derniers chiffres du chômage a de quoi laisser sceptique lorsque l’on les scrute dans le détail. Si le nombre de chômeurs n'ayant exercé aucune activité (catégorie A) a bien reculé de 0,4% en avril par rapport à mars pour s’établir à 2,67 millions de personnes (10.900 demandeurs de moins), ce repli, pour le quatrième mois consécutif, s'accompagne surtout et une nouvelle fois d'une hausse sensible du lot de chômeurs contraints à un travail précaire. En effet, le nombre personnes exerçant une activité réduite de 78 heures au plus sur un mois (catégorie B), a progressé de 0,9%, tandis que la catégorie C (activité de plus de 78 heures) restait stable. Ainsi, la liste des demandeurs d’emploi cantonnés à une activité partielle (comme l'intérim) s'est encore allongée de près de 5.000 personnes.

Le chômage des seniors (50 ans ou plus) continue lui aussi, d’augmenter et quelle que soit la catégorie. On note là une hausse de 0,7% en avril en catégorie A, et de 1,1% en catégorie B et C. Sur un an, cette hausse a même atteint 12,9%, laissant sur le carreau 529.000 seniors dans la catégorie A et 776.000 dans les catégories à activité réduite (+14% sur un an) Aucune embellie perceptible non plus pour les chômeurs de longue durée (un an ou plus), dont le nombre toutes catégories confondues s’est également allongé (+ 0,1% en avril et 11% sur un an) pour toucher à 1,523 million de personnes. Plus inquiétant encore, ceux inscrits depuis plus de trois ans sur les listes de pôle emploi a grimpé de 1,3% en avril, et de 18,4% sur un an. Au total, on comptait 4,039 millions demandeurs d’emploi en avril dans l’hexagone, et plus de 4,3 million en incluant les départements d'outre-mer.


«Sous emploi, précarisation, flexibilité, tel est le modèle dominant qui est en train de resurgir après la crise», a déploré jeudi FO. «Alors que l’inflation repart, que la consommation des ménages baisse, que l’austérité budgétaire s’installe», la centrale syndicale a appelé le gouvernement «une autre politique macro-économique de croissance qui passe, notamment, par une augmentation des salaires, seule susceptible de faire baisser le chômage durablement».
 

Publié dans COMMUNIQUE FO

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