L’incertitude plane sur les ex-Saturn

Publié le par angeline351

L’incertitude plane sur les ex-Saturn

Les apparences sont trompeuses. Les clients sont là, le personnel aussi, « mais on fait semblant », lance Michel, un vendeur d’électroménager de La Valette, qui a récemment troqué sa veste Saturn contre une nouvelle tenue. « On est devenus “Boulanger” aux yeux de tout le monde, mais nous on sait que l’on va bientôt arrêter ».

Une fermeture programmée après le rachat de Saturn par le groupe HTM (Boulanger-Electro Dépôt) en 2010. « Soucieuse d’une concurrence locale dans l’intérêt du consommateur », l’Autorité de la concurrence a validé ce rachat mais en imposant la cessation d’activité de Saturn, car un magasin Boulanger existait déjà dans la zone commerciale. En attendant, l’enseigne a changé et les employés sont dans l’expectative. « Je ne sais pas ce que je vais devenir », confie une salariée le regard dans le vide. « Ça fait dix ans que je suis ici. J’ai des traites à payer sans savoir si j’aurai du boulot dans quelques mois. »

« Pas de réelles garanties »
Une « incertitude » partagée par les 53 employés du magasin, comme l’explique le délégué FO, Hugues Blanc. « La direction nous laisse le choix entre partir dans le cadre du plan de sauvegarde de l’emploi et signer un avenant à notre contrat. Mais ni l’un ni l’autre n’offrent de réelles garanties. » Une situation « peu facile », reconnaît Christophe de Rolland, mais le directeur de distribution de Boulanger se veut rassurant. « Si on est prêts à une certaine mobilité géographique (en Région Paca, ndlr), il y a une solution pour chaque salarié qui a signé l’avenant. En signant un CDD à La Valette, vous signez un CDI à Boulanger. »

Publié dans COMMUNIQUE FO

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