Ikea publie un rapport sur les allégations concernant le travail forcé est-allemand

Publié le par angeline351

Ikea Forced Labor
Ikea publie un rapport sur les allégations concernant 
le travail forcé est-allemand
 

Berlin – Ikea, le géant suédois du meuble va publier un rapport cette semaine en réponse aux accusations qu’il aurait profité des travaux forcés en Allemagne de l’Est communiste, ont déclaré lundi la société et les groupes de victimes.

 

Le rapport émis par des conseils indépendants Ernst & Young se penche sur les allégations selon lesquelles Ikea a utilisé des fournisseurs est allemands qui employaient des prisonniers – dont certains étaient des dissidents politiques – à fabriquer des produits pour ses magasins des années 1960 aux années 1980.

 

« Nous espérons que ce sera un premier pas vers une enquête plus large sur l’utilisation du travail forcé en Allemagne de l’Est« , a déclaré Rainer Wagner, président du groupe des victimes UOKG, à l’Associated Press.

 

«Ikea n’est que la partie visible de l’iceberg», a-t-il dit, notant que des allégations similaires ont été formulées à l’encontre de sociétés de vente par correspondance d’Allemagne de l’Ouest et d’anciennes entreprises publiques est-allemandes privatisées depuis, après la réunification en 1990.

 

Wagner, lui-même emprisonné par les autorités est-allemandes dans les années 1960, a prié Ikea d’agir rapidement face aux allégations.

 

La société a refusé de discuter des conclusions avant la sortie du rapport vendredi, qui a été commandé après un documentaire de la télévision suédoise en juin qui reprenait les réclamations initialement diffusées en Allemagne l’année dernière. Mais la porte-parole Sabine Nold a dit qu’Ikea a pris ces allégations très au sérieux et a fermement condamné tout recours au travail forcé.

 

Wagner a déclaré que son groupe a demandé au gouvernement allemand, en tant que successeur légal du régime communiste en Allemagne de l’Est, d’envisager des indemnités compensatoires pour les victimes.

 

« De nombreux anciens prisonniers portent les cicatrices physiques et psychologiques du travail souvent dangereux qu’ils étaient contraints d’effectuer« , a-t-il dit.

 

Dans la ville de Dessau, où Wagner a été emprisonné de 1967 à 1969, les détenus ont été forcés de fabriquer des produits en tôle à l’aide de machines dangereuses. « Une personne sur dix a perdu des doigts au travail« , a-t-il dit.

 

« Si quelqu’un refusait, il était enfermé en cellule d’isolement et était au pain et à l’eau jusqu’à parfois 42 jours« , a-t-il dit.

 

Article traduit du texte initial paru sur :

http://www.huffingtonpost.com/2012/11/12/ikea-forced-labor-report_n_2116176.html

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Texte initial :

Ikea To Release Report On East German Forced Labor Allegations

AP  |  By  Posted: 11/12/2012 8:07 am EST Updated: 11/12/2012 9:50 am EST

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Ikea Forced Labor
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BERLIN (AP) — Swedish furniture giant Ikea will release a report this week addressing claims it benefited from forced labor in communist East Germany, the company and victims groups said Monday.

The report by independent auditors Ernst & Young looks into allegations that Ikea used East German suppliers who employed prisoners — some of whom were political dissidents — to manufacture goods for its stores from the 1960s to 1980s.

« We hope this will be a first step toward a broader investigation into the use of forced labor in East Germany, » Rainer Wagner, chairman of the victims’ group UOKG, told The Associated Press.

« Ikea is only the tip of the iceberg, » he said, noting that similar allegations have been leveled against West Germany mail order companies and former state-owned East German companies that were privatized after unification in 1990.

Wagner, who was himself imprisoned by East German authorities in the 1960s, praised Ikea for acting quickly on the allegations.

The company declined to discuss the findings ahead of Friday’s release of the report, which was commissioned after a Swedish television documentary in June repeated claims first aired in Germany last year. But spokeswoman Sabine Nold said Ikea took the allegations very seriously and strongly condemned any use of forced labor.

Wagner said his group has asked the German government, as the legal successor to the communist regime in East Germany, to consider compensation payments for the victims.

 

Publié dans COMMUNIQUE FO

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