FLIKEA… UN MODÈLE SOCIAL QUE NOUS N’ACCEPTONS PAS !

Publié le par angeline351

 

FLIKEA… UN MODÈLE SOCIAL QUE NOUS N’ACCEPTONS PAS ! – Extrait du JEC n°44
 

Force Ouvrière est à l’origine de nombreux droits, nous n’avons pas à rougir des conquêtes sociales que nous avons obtenues au bénéfice de l’ensemble des salariés.

Peu importe l’origine sociale, le sexe, croyant ou non, engagé politiquement ou non… la seule question que nous nous posons est : « Fait-il partie de la Classe Ouvrière ?« . Le reste ne nous regarde pas, les salariés actifs, privés d’emploi ou retraités ont le droit de bénéficier des acquis que nous obtenons grâce à notre engagement collectif et journalier.

La seule chose que nous demandons aux travailleurs qui nous rejoignent, est de respecter la Charte d’Amiens pour garantir des discussions sur nos problèmes communs et établir des revendications pour tous en dehors des dogmes religieux, politiques et patronaux.

Nous sommes de fervents défenseurs des valeurs républicaines : Liberté, Égalité, Fraternité, Laïcité.

Mais aussi, défenseurs du principe de faveur (le code du travail est amélioré par les conventions collectives, qui sont, elles, améliorées par les accords d’entreprise) pour mieux lutter contre le dumping social et assurer au plus grand nombre d’être traité de la même façon.

Alors, quand une entreprise veut faire sa loi et imposer un modèle social qui n’est pas compatible avec les valeurs citées plus haut et que nous défendons, elle nous trouve en travers de sa route.

Ce n’est pas la première fois que FO saisit la justice pour rappeler à l’ordre la Société IKEA.

Après avoir violé le droit au Repos Dominical de ses salariés et, comme tout délinquant, avoir été condamnée par la justice de notre pays pour ce délit…, elle a su trouver une alliée circonstanciée qui aura su obtenir une dérogation permanente pour l’ensemble du secteur de l’ameublement pour rendre légal ce qui était illégal.

Résultat, une valeur républicaine est mise à mal au bénéfice de délinquant : l’égalité de traitement et ce, avec l’aide d’une élue de la République, Sénatrice.

Nous ne baisserons pas les bras et continuerons cette bataille à tous les niveaux, locaux et internationaux.

Ingvar Feodor Kamprad, quatrième homme le plus riche du monde, d’après le magazine Forbes de mars 2007, avec une fortune estimée à 33 milliards de dollars américains, connut une jeunesse on ne peut plus agitée, avec des fréquentations condamnées après la deuxième guerre mondiale. Il est le créateur de cette société qui vient d’être rattrapée par un scandale sans précédent, et toujours dans la lignée du non respect des droits des salariés.

Les dirigeants disent ne pas être au courant de cette situation… elle se serait faite à leur insu. Quid du financement de cette affaire ?

C’est encore nos délégués qui en parlent le mieux (lire l’extrait de FO Hebdo n°3027 ci-après).

Là encore, FORCE OUVRIÈRE se dresse devant le géant suédois, n°1 de l’ameublement en France, pour défendre les intérêts de l’ensemble des salariés. Il serait impensable de laisser une entreprise dicter sa loi au mépris de celles de la République.

Notre Organisation syndicale a fait savoir qu’elle attendait une rupture totale avec ces méthodes, ainsi que des réponses à ses revendications et ses réclamations sur l’application des droits des salariés.

Un dossier énorme est en train de se constituer sur le non respect de l’accord sur le temps de travail et des dispositions conventionnelles et législatives sur le sujet.

Les militants FO rejettent le modèle social en kit bas de gamme et revendiquent un modèle social taillé en bois massif.

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Extraits du FO Hebdo n°3027 du 18/04/2012

« Quand j’ai demandé en CCE aux dirigeants ce qu’ils regrettaient concrètement parmi les pratiques illégales ou contraires à l’éthique révélées dans la presse, ils se sont retranchés derrière l’enquête en cours et leurs avocats » dénonce Serge Fernandes, délégué syndical FO et membre du comité central d’entreprise d’Ikea France. « Cette campagne de regrets, c’était juste un plan de communication pour rassurer les clients. Un mois après que l’affaire a éclaté, aucune mesure disciplinaire n’a été prise, les cadres cités dans les journaux sont encore tous en poste alors que nous, on se fait sanctionner pour le moindre retard. »

 

Trois questions à… Dominique Nikonoff, délégué syndical central adjoint FO chez Ikea.

 

« On peut imaginer que toute la section FO de Franconville a été surveillée et pistée.« 

FO Hebdo : Cette affaire d’espionnage vous a-t-elle étonné?

Dominique Nikonoff : Pas du tout, la surveillance est une pratique répandue dans les grosses entreprises. Mais le sujet est tabou car ce n’est pas seulement contraire à l’éthique, c’est surtout contraire à la loi. IKEA ne vit pas les valeurs qu’elle prétend vouloir mettre en place, c’est une machine à fric. Par exemple, c’est très compliqué de faire venir l’inspection du travail, il n’y a pas d’évaluation du risque professionnel dans la majorité des magasins.

FO Hebdo : Qu’attendez-vous de la rencontre organisée le 23 avril entre les syndicats et la direction?

Dominique Nikonoff : La direction ne reconnaît ni les faits ni les pratiques illégales, elle ne semble pas vouloir changer le système. Donc la confiance ne peut pas être rétablie. J’attends que justice soit faite. J’ai aussi hâte que démarre l’instruction judiciaire. On peut imaginer que toute la section FO de Franconville a été surveillée et pistée. Si j’ai les preuves que j’ai été espionné, je ferai ce que j’ai à faire.

FO Hebdo : Vous êtes membre du comité central européen, les salariés sont-ils sous surveillance dans d’autres pays?

Dominique Nikonoff : Nous avons des doutes mais pas de preuves. Chez Ikea, tous les contestataires sont dans la ligne de mire. À l’initiative de l’UNI, syndicat mondial, nous sommes en train de recenser toutes nos expériences, les bonnes et les mauvaises pratiques.

L’idée est de mettre en place un socle social pour améliorer la protection des salariés dans tous les pays où Ikea est implanté.

Publié dans COMMUNIQUE FO

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