Ex-Eurodif: premiers coups de pioche

Publié le par angeline351

Ex-Eurodif: premiers coups de pioche

 

Le chantier de reconstruction du site de l'ancien magasin Eurodif a commencé ce matin. Un engin de chantier a commencé à grignoter la dalle en béton afin de pouvoir édifier un immeuble qui comprendra une trentaine d'appartements et deux enseignes commerciales. Un démarrage de chantier très attendu par les clients et commerçants du centre-ville.

Un mur qui met son grain de sable…

 
Au fond, à droite, le mur qui pourrait s’effondrer et emporter avec lui un bâtiment de la rue des Flandres. - ECHO REPUBLICAIN Photo

Au fond, à droite, le mur qui pourrait s’effondrer et emporter avec lui un bâtiment de la rue des Flandres. - 

Entamée la semaine dernière, la démolition de l’ancien site Eurodif rencontre sa première difficulté avec un mur qui menace de s’effondrer…

«J'aurai tout connu avec ce chantier. Rien que des emmerdes depuis cinq ans… », confiait, philosophe, lundi après-midi, le maire (UMP) de Dreux.

Après la défection d'un premier promoteur sur le site de l'ancien magasin Eurodif situé à l'extrémité de la Grande-Rue Maurice-Viollette et de longues tractations avec les riverains expropriés, Gérard Hamel et le promoteur pensaient enfin passer des nuits plus paisibles en voyant arriver sur le site, la semaine dernière, la pelle des démolisseurs.

70% des appartements déjà réservés

Que nenni ! La présence d'un mur en briques d'une hauteur de douze mètres, très dégradé et menaçant de s'effondrer d'un bloc si la pelle allait trop chatouiller ses fondations, a immédiatement rappelé aux entrepreneurs que ce chantier en pleine ville sera tout sauf une partie de plaisir !

Alors que 70 % des futurs appartements sont déjà réservés à cette adresse de choix et que le promoteur a avancé des discussions sérieuses avec deux enseignes commerciales qui occuperont chacune une surface de trois cents à quatre cents mètres carrés au rez-de-chaussée, la présence d'un mur très dégradé pourrait entraver l'avancée rapide du chantier. Pour l'heure, pas question en effet de faire prendre le moindre risque au conducteur d'engin de la société Poullard, chargé de la démolition des restes de l'ancien magasin. « J'ai reçu la consigne de ne pas m'approcher de ce mur. Donc, je fais tout le reste. Pour l'instant, j'ai de quoi m'occuper », confiait, vendredi, le jeune homme.

 

Appartenant à Jean-Pierre Venard, propriétaire de plusieurs appartements, rue des Flandres, le mur qui donne sur le chantier Eurodif ainsi que la maison vétuste qu'il tient encore seront bien abattus. Mais quand ? « J'ai fait les choses dans les règles. Il y a six mois, j'ai déposé un permis de démolir mais les Bâtiments de France, puisque nous sommes placés dans le périmètre de protection de la Chapelle-Royale, m'ont demandé un projet précis de ce que je souhaite reconstruire à la place. Cela a retardé d'autant plus le dossier », explique Jean-Pierre Venard.

Pour cet homme, petit investisseur immobilier et authentique amoureux des vieilles pierres qu'il restaure avec goût, se pose également la question du coût de la démolition de la bâtisse délabrée « C'est pratiquement aussi cher de démolir que de construire… », soupire-t-il.

Le promoteur paiera la moitié de la démolition

Face à une situation qui menaçait de bloquer, une fois de plus, le dossier Eurodif, les services de la Ville sont immédiatement montés en première ligne. « J'ai réuni le propriétaire et le promoteur. D'un commun accord, nous sommes convenus que le promoteur paiera la moitié de la démolition qui devrait s'élever à environ 40.000 € », explique le maire de Dreux. Les dessins du projet de remplacement de la maison ancienne vont d'autre part être exécutés par la Ville et envoyés aux Bâtiments de France.

Rassuré, Jean-Pierre Venard attend désormais avec impatience les devis des sociétés spécialisées dans le démontage des bâtis anciens. « C'est une question de jours. Tout devrait aller vite », estime-t-il. L'homme, pour avoir reconstruit de ses mains une aile du fameux bâtiment, rue des Flandres (quatre appartements ont été aménagés) sait que la démolition sera complexe : « Il faudra y aller à tâtons. Dans cette partie de la vieille ville, tout se tient. On ne peut pas écrouler tout d'un seul bloc. »

Pascal Boursier

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