> DIALOGUE AU POINT MORT CHEZ KÉOLIS

Publié le par FO eurodif

Transports

> DIALOGUE AU POINT MORT CHEZ KÉOLIS
La filiale de la SNCF est touchée par plusieurs mouvements sociaux liés aux conditions de travail et de rémunération. A l’image de son réseau de transport urbain de Boulogne sur Mer qui est paralysé depuis lundi par une grève illimitée.

Rien ne va plus à Kéolis. Chez l’opérateur des réseaux de transport urbain de plus de 80 agglomérations françaises (filiale de la SNCF), le dialogue social laisse à désirer. Il est même carrément en panne dans le réseau de transports en commun de la région de Boulogne sur Mer (TCRB, Pas de Calais). Aucun bus ne circule en effet depuis lundi en raison d’une grève illimitée suivie par 90% des personnels lancée par les syndicats FO et CFDT. A l’origine du mouvement social qui porte sur les salaires et les conditions de travail, les relations exécrables qu’entretient avec les salariés le directeur de l’entité. «Le courant ne passe plus», résume le délégué syndical FO Daniel Mombaillard. C’est pourquoi, ajoute-t-il, «nous demandons désormais son départ pur et simple vu qu’aucune avancée n’est possible avec ce Monsieur». La goutte qui a fait déborder le vase est la volonté dudit directeur d’imposer une nouvelle organisation du travail des chauffeurs de bus, qui selon FO, «augmenteraient significativement leurs amplitudes horaires et kilométriques tout en limitant leur temps de pause…et ce bien entendu sans la moindre contrepartie». Le préavis syndical insiste également sur la revalorisation des coefficients de rémunération des chauffeurs de bus bloqués depuis des années. Le mouvement est parti pour durer, prévient Daniel Mombaillard, avant de rappeler que la dernière grève a duré pas moins de neuf jours en 2010 pour ramener à la raison la direction.

Salaires et conditions de travail, c’est le même topo dans le réseau Kéolis de l’agglomération lyonnaise (Rhône Alpes). Les transports en commun de Lyon (TCL) pourraient être perturbés également à partir de vendredi prochain suite au dépôt par FO et l’UNSA d’un préavis de grève au long cours couvrant la période du 18 mars au 23 mai. Les revendications butent là aussi sur les salaires. «En 2010, nous avons eu 1 % d’augmentation alors que l’inflation, selon l’indice l’INSEE a été de 1,8 %. La direction nous a opposé une fin de non-recevoir au rattrapage salarial de 0,8 qu’attendent les personnels», souligne Pascal Caboux de FO. Les syndicats s’opposent également à la mise en place unilatérale d’un projet baptisé EDIFIS et qui porte sur la durée et l'organisation du travail, les rémunérations, la protection sociale et le droit syndical. «Ces nouvelles dispositions visent à massacrer 300 accords d'entreprises, usages ou pratiques accumulés depuis soixante-dix ans dans la société et à réduire à néant le dialogue social», s’insurge le délégué FO. La direction de TCL ne s’en est d’ailleurs pas cachée puisqu’elle a indiqué qu'elle souhaitait, à travers cette refonte aux forceps de la convention collective locale, diminuer le nombre d'heures consacrées au dialogue social et… le nombre de préavis de grève lancés chaque année.

Publié dans COMMUNIQUE FO

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article