CROIRE,OSER,AGIR

Publié le par angeline351

CROIRE, OSER, AGIR

BIOGRAPHIE

 

Robert Lascar est né le 4 novembre 1944 à Redon, en Ille-et-Vilaine.

Il est issu d'une famille bretonne.

Sa fortune personnelle est estimée à 150millions d'euros, selon le classement 2012 du magazine Challenges.

 

ETAPES DE CARRIÈRE :

 

1980 : Fondation de l’enseigne Eurodif.

1991 : Rachat de la marque Burton of London.

1992 : Rachat de  la marque Bouchara.

1996 : Rachat de  l’enseigne Devred.

1998 : Rachat des 118 magasins Maxi Livres.

Depuis 2011 : Président-directeur général du groupe de distribution textile Omnium

 

 

Robert Lascar débute sa carrière en 1971, en reprenant les rênes de l'affaire familiale suite au décès de son père Robert Lascar. Il dirige une dizaine de magasins de prêt-à-porter dans l'Ouest.

Il revoit le plan du développement stratégique du groupe en doublant les rachats et les acquisitions des sociétés en difficulté.

 

En 1980, Robert Lascar crée Eurodif, société spécialisée dans la mode et l'ameublement. Il acquière ensuite la chaîne de magasins  "Palais aux vêtements",  "Devred 1902", "Burton of London", "Bouchara", spécialiste de la décoration et de l'habillement haut de gamme.

 

Au fil des années, ses efforts portent leur fruit en créant le groupe de distribution textile Omnium, regroupant toutes ces marques du prêt-à-porter et de la décoration intérieure, et en le hissant au rang des références de ces deux segments. Sous sa houlette, l'entreprise réalise 495 millions d’euros de chiffre d’affaires en employant 3400 salariés.

  

Il est également membre du Club des Trente, prestigieux club de réflexion et d’action, au service de la Bretagne et président de l’association Mécénat Bretagne, association de particuliers et d’entreprises bretonnes de préservation et d'enrichissement du patrimoine breton.

                                                                                  Souvenez-vous

Le lundi 4 décembre 2006 les élus au CE sont convoquées pour une réunion extraordinaire ou la direction leur apprend que la situation économique  des enseignes est en mauvaise santé (ce qui a d'ailleurs conduit au dépôt de bilan et de redressement de Maxilivres).

Le groupe a enregistré des pertes d'exploitation cumulées de 27,2 ME pour 2005 et que, de ce fait les enseignes EURODIF et BOUCHARA sont  à vendre.

Le Comité d'Entreprise donne un avis négatif sur la cession de ces magasins mais leur avis n'arrête pas la machine, les magasins Bouchara sont vendus à ZARA, la chaine espagnole, ainsi que cinq magasins Eurodif :

Angoulême, Lille, Dunkerque, Boulogne et Paris)  

Cependant les salariés sont gardés  malgré leur âge, beaucoup plus élevés que la politique de ZARA.

Soit-dit en passant que la majorité de ces salariés ne font plus partis de cet enseigne à l'heure d'aujourd'hui.

 

Une réflexion s'impose : En cédant Eurodif, le groupe Omnium se priverait de plus de la moitié de son chiffre d'affaires.

 

N'oublions pas qu' Eurodif a toujours été la vache à lait du groupe.

 

Il se séparerait aussi d'un foyer de pertes dont la tendance au déclin serait difficile à inverser. En 2005 Omnium avait perdu 27 millions d'euros sur 521 millions de chiffre d'affaires. Seule l'enseigne DEVRED,  restructurée depuis deux ans, étant la seule à gagner de l'argent, dirigé par le directeur général de Devred Thierry Loriot à cette époque.

Ce  projet de redéploiement pour l'ensemble des enseignes du groupe, dont les 87 magasins Eurodif est arrêté par l'arrivée d'une nouvelle équipe de direction.

La machine se remet en marche.

Des promesses sont faites, des efforts sont demandés une fois de plus aux salariés qui ont, comme toujours répondus présents.

Ils se sont battus pour conserver l'enseigne à laquelle ils sont attachés.

Ils ont travaillé pour un salaire minimum, catégorie apprentis, dans des conditions de travail déplorable, mais cela ne comptait pas : la santé parfois en danger, le moral dans les chaussettes mais, l'envie était plus fort que la douleur , la solidarité a été là la devise : CROIRE , OSER , AGIR.

 

PARI REUSSI et cela, grâce aux salariés.

 

Aujourd'hui le groupe progresse.

La fortune du principal actionnaire Mr Robert Lascar monte, le classant en 2013  229 ème au lieu de 460 ème en 2012.

Cependant les salariés, eux,  s'appauvrissent de plus en plus. Les salaires ne progressent pas , les inégalités se creusent d'avantage, les conditions de travail dans les magasins et les bureaux se dégradent de jour en jour, pas d'évolution professionnelle pour aucun d'entre nous. Et tout cela est mis sur le dos de la crise.  

Cette crise qui profite aux patrons et aux riches mais qui démunit les salariés.

Ils s'en réjouissent car, en plus de refuser toutes augmentations de salaire et toutes améliorations des conditions de travail, ils se permettent de nous reprendre le peu d'acquis obtenus à la sueur de notre front et de nous faire du chantage : "vous ne voulez pas faire çi ou ça, ce n'est pas grave, y'a plein de chômeurs qui attendent à la porte" ou "vous ne voulez pas, c'est pas grave, vous n'avez qu'à démissionner ou demander une rupture conventionnelle". J'en passe et des meilleurs.......

 

Vous, Grands Pontes de notre société, vous oubliez en peu trop vite que si vous en êtes rendus là, à votre place actuelle, c'est  grâce à NOUS.

 

Cette crise n'est pas la notre. Nous ne vivons pas pour travailler, nous travaillons pour vivre.

 

Et pour reprendre votre fameuse devise CROIRE, OSER, AGIR,

les salariés ont crus,

les salariés ont osés et demain

 

Les salariés vont AGIR.

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