Austérité Le sud de l’Europe plus mobilisé que le nord

Publié le par angeline351

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De Rome à Londres, plusieurs millions d’Européens sont descendus dans la rue à l’occasion de la « journée européenne contre l’austérité ».

Le mouvement a été particulièrement suivi dans les pays du Sud, soumis depuis plusieurs mois à des cures de rigueur sans précédent. Les taux de chômage crèvent les plafonds : plus de 15 % au Portugal, et plus de 25 % en Grèce ou en Espagne.

Dans la péninsule ibérique, où les « indignés » côtoyaient les salariés au sein des cortèges, c’est sur fond de grève générale que des manifestations monstres ont eu lieu, dans la plupart des grandes villes. Selon les syndicats espagnols, le mouvement a été suivi par plus de trois salariés sur quatre, et le Portugal n’avait quasiment pas connu une mobilisation aussi massive depuis la Révolution des Œillets : à la suite des grèves dans les transports publics, Lisbonne était complètement paralysée hier.

« Fin au désastre » ou « La Troïka : dehors ! » pouvait-on lire sur les pancartes. Quelques heurts ont éclaté en Espagne, où 82 manifestants ont été arrêtés, et une quinzaine d’autres blessés.

La mobilisation a été plus timide dans les pays du nord de l’Europe, qui n’ont pas encore été placés sous la pression de la Troïka formée par l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international. Quelques manifestants ont tenté de bloquer la circulation à Londres, et en Belgique l’appel à la grève semble surtout avoir perturbé la circulation des trains dans le sud du pays.

« C’est une politique d’austérité »

En France, 130 manifestations ont été recensées par la CGT, qui avait relayé l’appel à la grève avec la CFDT, la FSU, les Solidaires et l’Unsa. Selon les organisateurs, ils étaient ainsi 20 000 à Marseille, 3000 au Havre ou 5000 à Bordeaux à manifester dans les rues. « Les politiques d’austérité, c’est en Europe et c’est en France. Dès lors que l’on a le gel des salaires, l’annonce d’augmentation d’impôts, la baisse des dépenses publiques, c’est une politique d’austérité », a déclaré, en marge de la manifestation parisienne, le leader de la CGT, Bernard Thibault, en réponse au Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Le matin même, ce dernier avait martelé à la radio que « l’austérité n’était pas la politique du gouvernement ».

Publié dans EUROPE

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