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Publié le par angeline351

Grippe A : la France ne change pas son niveau d'alerte



«Il n'y a pas, en France, de circulation active du virus », justifie Roselyne Bachelot (AFP/François Guillot)
«Il n'y a pas, en France, de circulation active du virus », justifie Roselyne Bachelot (AFP/François Guillot) Crédits photo : AFP

Le gouvernement estime qu'il serait disproportionné de passer au niveau supérieur en France en l'état actuel. L'information va être renforcée dans les gares et les aéroports.

La France ne suivra pas l'OMS. Vendredi matin, au lendemain du passage par l'Organisation mondiale de la santé au niveau 6 d'alerte, le niveau maximum, pour faire face à la pandémie mondiale, le gouvernement français a décidé de maintenir son niveau d'alerte pour l'épidémie de grippe porcine au niveau 5 A. «Nous avons réuni un groupe d'experts qui ont unanimement confirmé que la situation n'impliquait pas le passage au niveau 6 ou 5 B», a expliqué Roselyne Bachelot, lors d'un point presse à l'issue de la réunion de la cellule interministérielle de crise (CIC).

Cette décision s'explique par la faible activité du virus en France. «Il n'y a pas en France de circulation active du virus », a souligné la ministre de la Santé. « Depuis le début de l'alerte, il y a eu 28.500 cas dans le monde et, à ce jour, 170 pays ont déclaré des cas importés pour la majorité d'entre eux», a dit la ministre. Dans le même temps, 80 cas de grippe A/H1N1 ont été confirmés en France, dont 68 importés par des voyageurs et 12 personnes «d'une très grande proximité» avec des gens revenus de l'étranger.

 

Une campagne de vaccination en préparation

Or, selon les indications de l'OMS, chaque pays reste libre d'adapter les mesures nécessaires à la gravité de la pandémie. «On n'est pas obligé de tout prendre systématiquement», a rappelé la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie. «Nous ne sommes pas, en France, dans une situation qui justifierait des mesures draconiennes», a-t-elle encore justifié.

Le passage au niveau 6 impose en effet un renforcement des mesures. La CIC pourrait ainsi imposer «l'arrêt du trafic aérien, de la circulation ferroviaire, la fermeture des écoles, des crèches, la restriction des réunions, la suppression des spectacles et des grandes manifestations sportives», a encore rappelé Michèle Alliot-Marie. Pour l'instant, l'information des passagers sera renforcée dans les aéroports, les ports et les gares.

La ministre a toutefois confirmé que le gouvernement était «en discussion» avec plusieurs fabricants de vaccins : GlaxoSmithKline, Sanofi, Baxter et Novartis, qui a annoncé vendredi matin son premier vaccin. Mais «ce n'est en octobre ou en novembre qu'il conviendra de se tourner vers les industriels». «On commence à préparer la logistique d'une campagne de vaccination qui sera fonction de l'évolution de l'épidémie», a indiqué Sophie Delaporte, de la direction générale de la Santé.

Publié dans SANTE

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