VOL 447

Publié le par angeline351



Vol 447 : 16 corps et des dizaines de pièces repêchés
 
 

Crédits photo : AFP

Si la catastrophe reste encore inexpliquée, des informations convergentes mettent de plus en plus précisément en cause les systèmes de mesure de la vitesse des Airbus A330.

Seize corps - dont quinze dimanche - ont été retirés des eaux de l'Atlantique au cours du week-end, et des dizaines de composants de l'avion ont été récupérés., une semaine après que le vol AF 447 Rio-Paris, s'est abîmé en mer avec 228 personnes à bord. La plupart des corps et des débris ont été recueillis en un lieu situé à environ 1.150 km de la ville de Recife, sur la côte nord-est du Brésil.

Neuf corps ont été recueillis par la frégate brésilienne Constitucao et sept par la frégate française Ventôse. Parmi les nouveaux corps récupérés dimanche, quatre sont des femmes et quatre des hommes. Les corps n'arriveront que mardi sur l'archipel de Fernando de Noronha, où ils seront examinés par une équipe d'experts de la police, et non lundi comme initialement prévu. De Fernando de Noronha, les corps seront ensuite transportés en avion à l'Institut medico-legal de Recife, où une morgue a été installée.

Parmi les objets retrouvées, figuraient des fauteuils d'avion, des morceaux d'ailes, un sac à dos et une mallette contenant un billet d'Air France. «Ce sont des pièces importantes qui confirment qu'elles proviennent de l'Airbus» et certaines portent le logo d'Air France, a déclaré le porte-parole de l'armée de l'air. Après avoir annoncé de manière erronée jeudi que les forces brésiliennes avait récupéré des débris de l'Airbus, l'armée a pris soin cette fois-ci de ne divulguer l'information qu'après avoir remonté et identifié les objets flottant sur l'océan.

Au total, 14 avions, dont deux français (un Breguet atlantique et un Falcon 50), et six navires étaient mobilisés dimanche. Les cinq navires de la Marine brésilienne ont reçu le renfort de la frégate «Ventôse», en attendant le sous-marin nucléaire français Emeraude attendu mercredi sur la zone, selon les autorités françaises.

 

«Une sous-vitesse» ou une «sur-vitesse»

Si les recherches sur le terrain progressent, l'enquête menée par les experts français semble elle aussi avancer. Des informations convergentes ont mis de plus en plus précisément en cause les systèmes de mesure de la vitesse des Airbus A330.

A Paris, le secrétaire d'Etat français des Transports Dominique Bussereau a réitéré que «pour l'instant, on ne peut vraiment privilégier aucune hypothèse». Mais il a détaillé l'enchaînement de circonstances techniques ayant pu provoquer la catastrophe. Si les capteurs de vitesse gèlent au moment où l'avion traverse «une zone très humide, une zone très dépressionnaire, une zone de turbulences», ils n'indiquent plus la vitesse, a-t-il dit. Cela peut provoquer «une sous-vitesse, qui peut entraîner un décrochage, ou une survitesse qui peut entraîner une déchirure de l'avion», a expliqué le secrétaire d'Etat. Les enquêteurs savent également que l'avion a envoyé 24 messages techniques d'anomalies, avant de s'abîmer au milieu de l'océan Atlantique.

Air France a fait savoir samedi qu'elle avait accéléré depuis le 27 avril son programme de remplacement de sondes anémométriques (Pitot) sur ses avions A330 et A340 et a révélé que, depuis mai 2008, «des incidents de pertes d'information anémométrique en vol en croisière» sur des A340 et des A330 avaient été constatés. Selon l'hebdomadaire français Journal du Dimanche (JDD), de tels problèmes avaient été identifiés sur l'Airbus A330 dès 1996.

D'autre part, le Premier ministre françois François Fillon a nommé un ambassadeur chargé des relations avec les familles des victimes de l'Airbus en la personne de Pierre-Jean Vandoorne actuellement inspecteur général adjoint des affaires étrangères.