RELANCER LE VACCIN CONTRE L'HEPATITE B..

Publié le par angeline351

Des mesures pour relancer
le vaccin contre l'hépatite B

Le nouveau calendrier vaccinal présenté lundi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire propose des mesures pour améliorer la couverture contre la maladie.

Malgré plus de quinze ans de polémique, le Haut Conseil de santé publique vient de faire une série de recommandations destinées à améliorer la vaccination contre l'hépatite B des enfants et des adolescents. Ce vaccin, lancé dans les années 1990 à grand renfort de publicité, a été accusé, sans preuves évidentes, d'augmenter le risque de sclérose en plaques.

Aujourd'hui, alors que les mises en cause se sont tempérées, les autorités sanitaires tentent de relancer cette vaccination systématiquement recommandée chez le nourrisson, mais dont seulement 30 % bénéficient actuellement. «Il existe désormais une volonté affichée de relancer la vaccination contre l'hépatite B et d'améliorer une couverture vaccinale préoccupante, écrit lundi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire le professeur Daniel Floret, président du comité technique des vaccinations. Après le remboursement du vaccin hexavalent (destiné au nourrisson et qui protège contre plusieurs infections, dont l'hépa­tite B, NDLR ), deux nouvelles mesures devraient y contribuer : le prolongement jusqu'à 15 ans de l'âge de rattrapage et la possibilité d'utiliser dans ce contexte un schéma vaccinal simplifié à deux doses.»

 

Rattrapage jusqu'à 15 ans

L'hépatite B est due à un virus transmis par le sang, par les rapports sexuels, lors d'injections de drogue… Elle peut ne provoquer aucun symptôme mais induire dans certains cas une hépatite chronique, une cirrhose, voire à long terme un cancer du foie ou provoquer, avec symptômes, une maladie aiguë, celle-ci pouvant donner, rarement, une hépatite fulminante, mortelle en l'absence de greffe. Dans les années 1990, le nouveau vaccin a été injecté à des millions de personnes (la plupart n'en avaient pas besoin), suscitant polémique et suspicion majeure.

Ce Haut Conseil de santé publique, le 2 octobre 2009, a recommandé que la vaccination contre l'hépatite B continue à s'appliquer en priorité aux nourrissons et aux personnes à risques (personnel soignant, toxicomanes…) malgré une étude contestée mettant en évidence un risque accru dans un sous-groupe d'enfants vaccinés. Le Haut Conseil s'appuyait en cela sur les chiffres de l'Institut de veille sanitaire (INVS) suggérant que la vaccination en France avait réduit le nombre de nouveaux cas annuels d'hépatite B aiguë de 8 500 au début des années 1990 à quelque 650 cas annuels depuis 2004.

De même, toujours selon les épidémiologistes de l'INVS, la vaccination des enfants entre 1994 et 2007 aurait permis d'éviter environ 20 000 nouvelles infections, 8 000 hépatites aiguës, 800 hépatites chroniques et 40 hépatites fulminantes. Malgré tout, il existe encore en France une vraie réticence, à l'égard de ce vaccin, expliquant le faible pourcentage de nourrissons et de préadolescents vaccinés.

Dans ce contexte, le nouveau calendrier vaccinal recommande de continuer bien sûr à vacciner tous les nourrissons. Mais il pro­pose aussi de faire passer de 13 à 15 ans révolus l'âge dit de vaccination de rattrapage pour ceux qui n'en ont pas bénéficié dans la petite enfance. Pour ces derniers, un schéma vaccinal fondé sur deux injections (et non plus trois) à six mois d'intervalle est désormais validé, pour améliorer l'observance.

Publié dans SANTE

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