pandémique au niveau 4

Publié le par angeline351


pandémique au niveau 4



Un médecin renseigne un voyageur à l'aéroport de Mexico.
Un médecin renseigne un voyageur à l'aéroport de Mexico. Crédits photo : AFP

Selon l'agence sanitaire, il faudra quatre à six mois pour mettre au point un candidat vaccin contre le virus de la grippe porcine.

Le comité d'urgence du règlement sanitaire international de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui était réuni à Genève, a décidé lundi soir de passer au niveau 4 d'alerte pandémique, sur une échelle de 1 à 6. Selon le sous-directeur de l'organisation, Keiji Fukuda, cette décision traduit «une montée en puissance significative» du risque lié à la diffusion de la grippe porcine. Toutefois, l'agence sanitaire, qui juge encore possible d'éviter le déclenchement d'une pandémie, ne recommande à ce stade ni fermeture des frontières ni restriction des déplacements. Keiji Fukuda indique toutefois «qu'aucune région du monde n'est à l'abri face au virus de la grippe porcine». La conception d'un candidat vaccin spécifique contre le nouveau virus pourrait prendre de quatre à six mois.

 

 

 

Les phases d'alerte pandémique de l'OMS comptent six niveaux différents. Les deux premiers correspondent à une phase de veille, l'infection majoritairement animale n'ayant encore fait que peu de victimes parmi les hommes. Le niveau 3 est actionné quand le virus est actif dans plusieurs foyers mais ne se transmet pas encore massivement entre humains. À ce stade, la pandémie est encore considérée comme potentielle. Les stades 4 et 5 sont les dernières marches avant la pandémie, qui est officiellement déclarée quand le stade 6 est activé.

La réévaluation de l'épidémie était attendue. Samedi dernier, malgré l'émergence de la grippe porcine au Mexique, l'OMS avait conservé l'alerte au niveau 3 mis en place au tout début de l'épidémie de grippe aviaire en Asie. Le comité d'experts estimait ne pas avoir encore assez d'informations sur le virus et sa transmission pour faire monter le risque d'un cran.

L'échelle d'alerte OMS est récente. Elle a été mise en place en 2005 par un groupe d'experts internationaux dans le cadre du Plan mondial de préparation à une pandémie de grippe. Les autorités sanitaires avaient à l'époque les yeux rivés sur le H5N1 et la menace de la grippe aviaire. Les déficits criants en matière de prévention sanitaire qui s'étaient fait jour au Vietnam ou en Indonésie ainsi que le manque de transparence sanitaire en Chine avaient alarmé les experts de l'OMS. C'est dans ce contexte que le plan a été rédigé. « La grande faiblesse du monde actuel en matière sanitaire est son interdépendance », souligne à l'AFP Mike Ryan, responsable du Centre stratégique d'opérations sanitaires de l'OMS.

La nouvelle classification de l'OMS vise donc avant tout à harmoniser l'action de ses 194 pays membres. Les virus grippaux ne connaissent pas les frontières, et les mesures doivent être coordonnées pour être efficaces, comme le souligne Isabelle Bonmarin, de l'Institut national de veille sanitaire (INVS), qui a fait partie d'un groupe de travail sur le plan mondial.

 

«Retarder la propagation»

L'échelle n'est pas seulement un indicateur épidémiologique. C'est un instrument de santé publique mondiale qui sert de guide aux différentes autorités sanitaires nationales. Ces dernières calent en fonction des nouvelles phases décrétées par l'OMS.

Éviter la pandémie à tout prix, c'est l'objectif de l'OMS, qui reste néanmoins très modeste. «Des mesures rapides, coordonnées aux niveaux mondial et national, peuvent peut-être aider à endiguer ou à retarder la propagation d'une nouvelle souche de grippe humaine. Même si elle ne permet pas de contenir la propagation, cette approche doit permettre de gagner du temps pour mettre au point des vaccins», peut-on lire dans l'introduction du plan. Il faut entre quatre à six mois pour élaborer un nouveau vaccin.

Publié dans SANTE

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