LES ANTENNES - RELAIS

Publié le par angeline351


Santé : les antennes-relais
ne seraient pas dangereuses
Samuel Laurent (lefigaro.fr)
 

Crédits photo : AFP

L'avis de l'académie de Médecine conforte celui du gouvernement, qui a tout de même décidé d'organiser une table ronde sur le sujet.

Alors que la justice a exigé mardi le démontage d'une seconde antenne dans le Vaucluse au nom des «incertitudes» quant à son impact sur la santé humaine, l'Académie de Médecine affirme mercredi que ces dispositifs ne sont pas dangereux pour la santé.

Dans un communiqué, l'Académie affirme que «les antennes de téléphonie mobile entraînent une exposition aux champs électromagnétiques 100 à 100.000 fois plus faible que les téléphones portables : être exposé pendant 24 heures à une antenne à 1 volt par mètre donne la même exposition de la tête que de téléphoner avec un portable pendant 30 secondes».

Pour les médecins, qui n'hésitent pas à parler d' «erreur scientifique» dans le jugement de la cour d'Appel de Versailles, qui avait demandé le démontage d'une première antenne le mois dernier, «on ne connaît aucun mécanisme par lequel les champs électromagnétiques dans cette gamme d'énergie et de fréquence pourraient avoir un effet négatif sur la santé». Et d'enfoncer le clou en expliquant qu'«à ce jour, aucun système sensoriel humain permettant de percevoir ce type de champ n'a été identifié».

 

«Grenelle» des antennes le 26 mars

Bref, les antennes-relais ne peuvent être mises en cause dans des symptômes présentés par des patients vivant à proximité de ces appareils, estiment les médecins. Un avis qui intervient à quelque jours du «Grenelle des antennes» organisé par Nathalie Kosciusko-Morizet. La secrétaire d'Etat au Numérique a dû repousser cette rencontre, prévue initialement le 19 mars, mais qui devrait attendre le 26. Y assisteront opérateurs de téléphonie, élus locaux, associations et professionnels de santé

Dans la lettre de mission que François Fillon a envoyé à Roslelyne Bachelot (Santé) et Chantal Jouanno (Ecologie), chargées elles aussi de cette table ronde, et dont La Tribune publie des extraits, le premier ministre exclut également d'emblée que ces antenne présentent un risque. Pour lui, c'est une « hypothèse» qui «ne peut être retenue en l'état actuel des connaissances scientifiques françaises».

Avant même ce nouveau «Grenelle», il semble que le gouvernement ait donc arrêté sa position. François Fillon souligne cependant dans sa lettre de mission qu'il faudra se pencher aussi sur l'impact des téléphones mobiles sur la santé, sujet sur lequel «l'approche de précaution paraît cette fois «justifiée».