ASSURANCE CHÖMAGE :

Publié le par angeline351


> ASSURANCE CHÔMAGE: NE PAS DÉSHABILLER PIERRE POUR HABILLER PAUL

fermez la fenêtre 


  Le bureau confédéral de Force Ouvrière a examiné le projet de convention d’assurance-chômage et a décidé, à l’unanimité, que FO ne serait pas signataire.

Si l’ouverture des droits au chômage pour une première affiliation est abaissée à 4 mois (100. 000 chômeurs de plus potentiellement indemnisés), si des dispositions négatives de la dernière convention pour les saisonniers sont annulées, d’autres dispositifs nouveaux sont fortement réducteurs de droits.

Ainsi, des dizaines de milliers de chômeurs, de l’actuelle filière 3 (23 mois d’indemnisation pour 16 mois de cotisations) ou de plus de 50 ans risquent de voir fortement réduite leur durée d’indemnisation dans un contexte de chômage croissant. Il n’est pas admissible, qui plus est en pleine période de crise, de déshabiller Pierre pour habiller Paul.

Force Ouvrière constate, par ailleurs, que les jeunes de moins de 25 ans ne bénéficieront pas d’une prime forfaitaire comme cela devait être le cas, qu’il n’y a pas de revalorisation du montant des allocations, qu’il n’y a pas pour les salariés multi employeurs de prise en compte de toutes les périodes d’affiliation et qu’il n’y a pas de système de cotisation tenant compte du taux de précarité.

Enfin, Force Ouvrière considère que dans le contexte de crise économique et sociale aiguë qui se traduit par une augmentation du chômage et de la durée de chômage, il est inacceptable de prévoir de manière quasi automatique une baisse des cotisations, ce qui est tout simplement hors du temps.

Cela est d’autant plus choquant que le patronat a obtenu un report de l’augmentation de la cotisation retraite, ce qui fait perdre à la caisse nationale d’assurance vieillesse 1,8 milliard d’euros par an.

Concernant le projet d’accord sur la convention de reclassement personnalisé (CRP), compte tenu des améliorations apportées, Force Ouvrière sera signataire comme elle l’a fait récemment concernant le chômage partiel car il s’agit, là aussi, de répondre à l’urgence pour les salariés concernés.

Publié dans VOS DROITS

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article