L'AUTOENTREPRISE UNE SOLUTION

Publié le par angeline351

Une solution bien adaptée aux propriétaires de chambres d'hôtes 
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La formule a encore besoin d'être popularisée.

Autoentrepreneur : le nouveau statut pourrait se révéler bien pratique pour les propriétaires de chambres d'hôtes… Selon Yannick Fassaert, président de la Fédération nationale des gîtes de France, de 30% à 50% des 10 500 maisons d'hôtes du label (soit 30 000 chambres) pourraient opter pour cette formule. La proportion serait encore plus importante chez les nouveaux venus : «de 50% à 75%», sachant que les Gîtes de France étoffent chaque année leur réseau de 1 500 chambres. Le nouveau statut doit encore se faire un nom. La plupart des propriétaires de chambres d'hôtes interrogés par Le Figaro n'en ont pas encore entendu parler. Marie, par exemple, vient d'acheter une propriété en Côte-d'Or où elle compte ouvrir deux chambres d'hôtes et un gîte de quatre personnes. Depuis le mois de novembre, elle cherche la meilleure solution pour sa future entreprise.

Devenir autoentrepreneur ? «J'en ai vaguement entendu parler à la CCI, déclare-t-elle. Mais quand j'ai pris rendez-vous avec un conseiller, il n'en a plus été question. Il m'a plutôt orientée vers l'entreprise individuelle.» Sa décision n'est pas encore prise… «Le statut d'autoentrepreneur ne réduira pas nos charges, affirme Yannick Fassaert. Son vrai avantage, c'est la simplification.»

 

Six mois pour évaluer le dispositif

Une seule déclaration suffit : s'inscrire sur le site en ligne www.lautoentrepreneur.fr pour pouvoir commencer son activité dès le lendemain. Plus besoin de s'immatriculer au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers. Ensuite, l'auto­entrepreneur propriétaire de chambres d'hôtes s'acquitte d'un seul prélèvement équivalent à 13% de son chiffre d'affaires. Pour Hervé Novelli, le secrétaire d'État chargé des PME mais aussi du Tourisme, pas de doute, c'est une solution adaptée aux gestionnaires de gîtes et de chambres d'hôtes dont le chiffre d'affaires ne dépasse pas les 80 000 euros par an. Fin novembre, il avait d'ailleurs choisi de présenter son projet à la Maison Gastelhur, une maison d'hôtes située près de Biarritz.

Gîtes de France se donne six mois pour présenter en interne le dispositif. «Nous avons demandé à nos adhérents d'attendre la fin du premier semestre et nos réunions d'information dans chaque département, avant de se décider», explique Yannick Fassaert.

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