L'AUTOENTREPRISE

Publié le par angeline351

  • 40 000 Français tentés
    par l'«autoentreprise» 
    .
    Hervé Novelli est à l'origine du dispositif dont 36 % des préinscrits sont des salariés désireux de bénéficier de ce statut.
    Hervé Novelli est à l'origine du dispositif dont 36 % des préinscrits sont des salariés désireux de bénéficier de ce statut. Crédits photo : Le Figaro

    Le statut, en vigueur depuis le 1er janvier, va simplifier la vie de ceux qui veulent arrondir leurs fins de mois, en développant une activité à leur propre  compte… sans travailler au noir.

    «Le régime de l'autoentrepreneur, c'est un passeport offert à tous les Français qui souhaitent transformer leur talent en argent et bénéficier de revenus supplémentaires.» C'est par ce slogan alléchant que Bercy présente le nouveau statut qui permet, depuis le 1er janvier, aux étudiants, chômeurs, retraités ou encore salariés, de développer une activité. Vendeurs occasionnels sur eBay, créateurs de bijoux aux heures perdues, professeurs pour les enfants des voisins, télésecrétaires, brocanteurs… Le statut permettra à tous ceux voulant arrondir leurs fins de mois de le faire en toute légalité - tout en étant leur propre patron -, sans être asphyxiés par les charges.

    Les Français ne s'y sont pas trompés : plus de 40 000 d'entre eux se sont déjà préinscrits sur le site Internet créé spécialement pour la naissance du statut, afin d'en bénéficier dès cette semaine. Selon les chiffres du ministère de l'Économie, 36 % d'entre eux sont salariés et plus de 27% sont demandeurs d'emploi. «À côté de l'action menée par l'État, les Français expriment leur propre réponse à la crise ; ils veulent s'en sortir et gagner en pouvoir d'achat. C'est un bon point pour la croissance et l'emploi», note le secrétaire d'État aux PME, Hervé Novelli, à l'origine du dispositif créé par la loi de modernisation de l'économie.

     

    Avantage fiscal

    Quels sont les avantages à opter pour ce statut ? Avantage pratique d'abord, puisque c'en fini la paperasserie ! Pour devenir autoentrepreneur, il n'y a pas besoin d'immatriculation au registre du commerce ou au répertoire des chambres des métiers. Une simple déclaration suffit, auprès du centre de formalités des entreprises ou, plus facile encore, sur www.lautoentrepreneur.fr - même si certains internautes ont connu des «bugs» les premiers jours.

    Avantage fiscal, ensuite : le régime est simplifié, l'autoentrepreneur bénéficiant d'une sorte de forfait incluant impôts et cotisations sociales. Il s'acquitte ainsi d'un prélèvement équivalent à 13% de son chiffre d'affaires pour toute activité commerciale, 20,5% pour une activité libérale ou à 23% pour les activités de service. S'il ne gagne pas d'argent, il ne paie pas d'impôt ! L'autoentrepreneur peut opter pour le versement libératoire de l'impôt sur le revenu à condition que le revenu global du foyer fiscal ne dépasse pas 25 195 euros pour une personne seule, 50 390 euros pour un couple en 2007. «C'est la première fois que l'on instaure un prélèvement à la source», se félicite Hervé Novelli. Ce statut permet aussi une exonération de TVA et de taxe professionnelle pendant trois ans.

    Avantage social enfin : affilié à la Sécu, l'autoentrepreneur valide des trimestres de retraite et bénéficie de la couverture maladie dès le premier euro de chiffre d'affaires.

    Pour bénéficier du statut, il faut toutefois réaliser moins de 80 000 euros de chiffre d'affaires pour une activité commerciale ou moins de 32 000 pour les prestations de service et les activités libérales. Reste à voir combien de préinscrits franchiront effectivement le pas et lanceront leur activité. Le secrétaire d'État espère que 200 000 Français auront opté pour l'autoentrepreneuriat fin 2009.

Publié dans VOS DROITS

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article