Un accord européen

Publié le par Oympia Sylvie & Angeline

Un accord européen «historique» sur le climat
J.C. (lefigaro.fr) avec AFP et AP
12/12/2008 | Mise à jour : 15:55
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Nicolas Sarkozy et José Manuel Barroso, vendredi, à l'issue du Conseil européen de Bruxelles. (AP)
Nicolas Sarkozy et José Manuel Barroso, vendredi, à l'issue du Conseil européen de Bruxelles. (AP) Crédits photo : AP

Les dirigeants des 27 se sont mis d'accord sur la crise, sur le traité de Lisbonne et sur le plan énergie-climat. Un Conseil qui «restera dans l'histoire de l'Europe», s'est félicité Nicolas Sarkozy.

Pour son dernier Conseil européen en tant que président de l'Union, Nicolas Sarkozy voulait faire un coup d'éclat. Mission quasiment accomplie puisque les Vingt-Sept sont parvenus à un accord dans trois grands dossiers, jeudi et vendredi à Bruxelles : le plan de relance contre la crise, un nouveau référendum sur le traité de Lisbonne pour l'Irlande et enfin, le plan énergie-climat. Dossier dont la présidence française avait fait l'une de ses priorités.

«Ce qui se passe est vraiment historique», s'est réjoui Nicolas Sarkozy. Ce conseil européen «restera dans l'histoire de l'Europe», a-t-il ajouté. Selon lui, «le processus de Lisbonne est relancé». «L'Europe recommence sa marche en avant institutionnelle».

Et «tout le monde est d'accord sur la nécessité d'une relance sur la base du projet» de la Commission européenne, a estimé Nicolas Sarkozy.

Voici les trois principales mesures prises lors de ce Conseil européen de Bruxelles.

 

PLAN CLIMAT

Les Européens ont accepté de répartir les efforts à réaliser par payer et par secteur économique pour atteindre un triple objectif d'ici à 2020 : réduire de 20% leurs émissions de gaz à effet de serre par rapport à leurs niveaux de 1990, porter la part des énergies renouvelables à 20% de la consommation et réaliser 20% d'économies d'énergie. «Il n'y a pas un continent au monde qui se soit doté de règles aussi contraignantes», s'est félicité Nicolas Sarkozy.

Pour ce faire, Paris a finalement accédé aux demandes de l'Allemagne, l'Italie et la Pologne (inquiétés des contraintes imposées par ce plan à leurs industriels) d'une part, et à neuf pays de l'Europe de l'Est d'autre part. Au final, avec toutes les exemptions obtenues par les uns et les autres, la proportion de permis à polluer que devront acheter les industriels restera encore très faible en 2013, même si elle augmentera graduellement d'ici 2020.

Quant aux centrales électriques au charbon de Pologne et des autres pays de l'Est n'auront rien à payer en 2013, mais devront tout de même payer la totalité de leurs droits d'émission en 2019.

La Hongrie a été le dernier pays à faire encore obstacle à un accord vendredi matin, jugeant insuffisant le mécanisme de solidarité prévu pour aider les pays de l'Est, les plus pauvres de l'UE, à s'adapter aux contraintes imposées pour la «révolution verte» prônée par ce plan.

Un nouveau texte a été soumis aux dirigeants de l'UE en fin de matinée, qui a rallié Budapest.

 

PLAN DE RELANCE

Malgré les réticences de Berlin qui préférait privilégier les plans de relance nationaux, les Vingt-Sept ont tout de même réussi à s'entendre sur une réponse à la crise : ils vont y consacrer «environ 1,5% du PIB» de l'UE, soit environ 200 milliards d'euros. La Commission a pour sa part obtenu gain de cause sur sa proposition d'utiliser 5 milliards d'euros de fonds européens non dépensés pour contribuer à l'effort collectif, malgré les réticences de plusieurs pays.

Par ailleurs, les Etats européens ont «demandé au président (de la Commission européenne José Manuel) Barroso d'utiliser 5 milliards d'euros qui n'ont pas été dépensés sur les autres chapitres budgétaires pour les mettre au service de la relance», a-t-il dit.

Seul petit bémol de ce Conseil européen : Paris a échoué à obtenir un engagement de ses partenaires et notamment de l'Allemagne, sur un de ses dossiers fétiches, la possibilité de baisser les taux de TVA sur la restauration. La «décision sera prise (...) au conseil Ecofin de mars», a précisé Nicolas Sarkozy.

 

TRAITE DE LISBONNE

Dublin, qui a rejeté par référendum le 12 juin 2008 le «mini-traité», s'est dit «prêt» à organiser un nouveau référendum avant novembre prochain, à condition que les garanties promises par l'UE soient bien remplies : maintien de «son» commissaire européen à Bruxelles, assurance que la neutralité militaire du pays, son autonomie fiscale et non-remise en cause de sa législation sur l'avortement par le traité.

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