PRIME DE TRANSPORT

Publié le par angeline351

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 PRIME TRANSPORT : PROVOCATION DE LA COMMISSION DES AFFAIRES SOCIALES


Les députés de la Commission des Affaires sociales ont supprimé du projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) la prime transport pour les salariés (sous prétexte d’une baisse du prix du baril de pétrole).

Pour la CGT Force Ouvrière, il s’agit d’une véritable provocation et d’un mépris des salariés et de leurs conditions de vie.

Prenant pour argument la crise financière, les employeurs en profitent pour geler les augmentations de salaires, accroître les licenciements et suppressions d’emploi et déréglementer à tour de bras l’édifice conventionnel de l’ensemble des garanties collectives et individuelles.

Ils sont en cela bien aidés par le Gouvernement et sa majorité parlementaire qui, pour toute réponse aux problèmes sociaux, fait délibérément le choix de soutenir certaines organisations patronales en voulant officialiser le travail du dimanche et en supprimant la prime transport.


Force Ouvrière demande au gouvernement de préciser très rapidement sa position sur la prime transport et rappelle qu’elle exige qu’elle ait un caractère obligatoire.

Les salariés sauront apprécier ce coup de couteau que les députés viennent de leur donner.

Ils ne pourront s’étonner d’une réaction qui pourrait conduire les salariés à réclamer leur dû, à savoir la redistribution des richesses qu’ils produisent.

Les apprentis pyromanes de l’Assemblée Nationale pourraient bien être les premières victimes de l’incendie qu’ils sont en train d’allumer.


Le dispositif prime transport, qui doit faire l’objet d’une disposition législative, est intégré au PLFSS.

Ce dispositif, tel que prévu, est correct sur la prise en charge des transports collectifs (prise en charge par l’employeur de la moitié du coût du transport collectif), mais n’est pas acceptable sur partie transport individuel (utilisation du véhicule).

Il est en effet facultatif, renvoyé à la négociation et d’un montant trop faible (200 € maximum par an). Notre objectif est de le rendre obligatoire et d’un montant plus élevé (nous revendiquons 360 € annuel minimum).

Si le dispositif est facultatif, beaucoup de salariés n’en bénéficieront pas et les employeurs joueront l’ambiguïté prime transport/négociation salariale.

Rappelons que cette prime figurerait sur la fiche de paie sans être un élément de salaire.

Et précisons que ce sont dans les cas où le transport collectif est impossible ou pas efficace que nous demandons une prime obligatoire. C’est le cas quand le transport collectif n’existe pas, quand il n’est pas pratique (durée comparée) ou quand le salarié est en horaire décalé.


Nous vous demandons d’intervenir auprès des parlementaires de votre département afin de savoir quelle sera leur position, sachant que nous pourrons rendre publique les réponses.


Marie-Alice MEDEUF-ANDRIEU - Secrétaire Confédérale
Jean-Claude MAILLY - Secrétaire général
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