LA CRISE FINANCIERE TOUCHE!

Publié le par angeline351

Peu à peu, la crise touche
tous les secteurs d'activité
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Automobile et immobilier sont les premiers à souffrir.

• Renault, qui tablait sur une hausse de 10 % de ses ventes en 2008, prévoit désormais d'être «légèrement au-dessus du niveau de 2007 ». Le constructeur a donc décidé de réduire de 20 % sa production au quatrième trimestre en Europe, en fermant quinze de ses usines pendant une à deux semaines en France et pour quelques jours à l'étranger. Les sites de Flins, Douai et Le Mans, où travaillent 11 000 salariés, seront arrêtés pendant deux semaines. Ceux de Sandouville, Cléon, Maubeuge, Batilly, Choisy-le-Roi, Dieppe et Villeurbanne, qui emploient 14 000 personnes, seront fermés une semaine. Le groupe prévoit par ailleurs d'ici à avril 2009 un plan de 4 000 départs volontaires en France, et la suppression de 2 000 emplois dans ses filiales européennes, dont 900 en France.

• Peugeot espérait une hausse de ses ventes de 5 % en 2008. Elles vont en fait reculer de 3,5 % en 2008. Résultat, la quasi-totalité des usines européennes du constructeur vont réduire leur production, en fermant de 2 à 16 jours d'octobre à décembre. En France, il y aura 14 jours chômés à Mulhouse, 18 à Sochaux, 16 à Hordain Sevelnord, de 2 à 8 jours chômés à Rennes.

• La Caisse d'Épargne, qui emploie 52 000 personnes, va supprimer 4 500 postes d'ici à 2012, uniquement via les départs naturels. Natixis a annoncé la suppression de 850 emplois sur 22 000. Le Crédit agricole a mis en place un plan pour économiser 300 millions d'euros, qui passe par la suppression de 500 emplois, dont 250 en France, au sein de sa filiale Calyon.

• La Redoute, confrontée à la concurrence des sites Internet de vente à distance, va supprimer 672 emplois d'ici à quatre ans. La filiale de PPR fermera notamment ses 81 points de contact en France.

• La Camif, après soixante ans d'activité, a déposé le bilan jeudi. Le tribunal de commerce de Niort doit décider aujourd'hui du sort de la filiale Camif Particuliers (780 salariés) et de sa maison mère historique, la coopérative Camif SA (200 salariés).

• Kronenbourg, leader français de la bière, passé dans le giron du danois Carlsberg, va supprimer 214 emplois sur 1 390 d'ici à 2010, principalement dans son usine d'Obernai (Bas-Rhin) et ses sites de Paris et Strasbourg.

Confrontés à la flambée du prix des matières premières et de l'énergie ainsi qu'à la baisse de la consommation de bière, les brasseurs ont décidé de réagir en augmentant significativement leurs tarifs.

• Adecco, le numéro un du travail temporaire, qui emploie 7 000 salariés, va supprimer 600 postes en France d'ici à juin 2009, en privilégiant les départs volontaires. En cause, le retournement de conjoncture qui fait chuter le recours à l'intérim.

• Kaufman & Broad, dont le chiffre d'affaires 2008 devrait reculer de 10 %, va supprimer 166 emplois. En raison de la crise bancaire, les ventes du promoteur immobilier ont fortement ralenti en septembre et octobre.

• Nexity a annoncé 500 suppressions d'emplois, passant par un plan social pour 150 salariés. Le promoteur immobilier a revu en baisse sa prévision de bénéfice pour 2008.

• Orpi, accusant une baisse de 11 % des transactions immobilières, va fermer 50 de ses agences immobilières.

• Altadis, le fabricant de cigarettes racheté par Imperial Tobacco, va supprimer 1 060 emplois en France, entraînant la fermeture des usines de Metz et Strasbourg.

• Sanofi Aventis va supprimer 927 postes, principalement des visiteurs médicaux.

 

 


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