20 millions de chômeurs de plus en 2009

Publié le par olympia & Sylvie

20 millions de chômeurs
de plus en 2009
.
Juan Somavia, ldirecteur général du BIT, le 20 novembre 2007 à Genève (Photo AFP).
Juan Somavia, ldirecteur général du BIT, le 20 novembre 2007 à Genève (Photo AFP). Crédits photo : AFP

C'est ce que craint le Bureau international du travail, dont les prévisions indiquent que la crise financière pourrait faire passer les sans-emploi dans le monde à 210 millions. Un record.

La crise financière «ne s'arrêtera pas à Wall Street, mais descendra aussi dans la rue», a alerté lundi le Bureau international du travail (BIT). En raison de la crise financière, le nombre de chômeurs dans le monde risque ainsi d'augmenter de 20 millions, passant de «190 millions en 2007 à 210 millions fin 2009», prévient Juan Somavia, directeur général du BIT, un organisme rattaché à l'Organisation des Nations Unies (ONU).

«C'est la première fois dans l'histoire que l'on dépassera les 210 millions de chômeurs», s'alarme Juan Somavia. Ce chiffre record, estimé à partir de données de l'ONU et du Fonds monétaire international (FMI), pourrait même s'aggraver en fonction de l'impact de la crise sur l'économie réelle. Le directeur général du BIT évoque ainsi une crise sociale «sévère, longue et globale» et appelle à «une action rapide et coordonnée des gouvernements» sous la forme d'un «plan de sauvetage concentré sur l'économie réelle et les questions sociales».

Pour le directeur général du BIT, ce sont les plus «vulnérables» qui risquent d'être les plus affectés par la crise. Il souligne ainsi que le nombre de «travailleurs pauvres» qui vivent avec moins de un dollar par jour pourrait croître de 40 millions tandis que celui des personnes gagnant moins de deux dollars pourrait augmenter de 100 millions entre 2007 et 2009.

 

Redonner sa place à l'économie réelle

Il estime que «l'impact» de la crise financière sera de toute façon «mondial». Parmi les secteurs les plus touchés : le bâtiment, la finance, les services, la construction et le tourisme. Seuls «les pays qui exportent peu» devraient moins souffrir.

Le directeur du BIT a aussi souligné que la question du travail décent, promue par son organisation, devrait être «au coeur» des discussions à venir sur la refonte du système financier international annoncée par les présidents français et américain, Nicolas Sarkozy et George W. Bush.

La crise doit être saisie comme une «opportunité» de rééquilibrer la mondialisation devenue «inéquitable et non durable», analyse Juan Somavia. Selon lui, le «niveau des profits (du secteur financier, ndlr) était devenu si élevé que les banques préféraient la finance» au soutien des entreprises créatrices d'emploi». C'est pourquoi, martèle-t-il, «le système financier international doit revenir à sa fonction fondamentale, qui est le prêt».

 

 

 

 

O.W. (lefigaro.fr) avec AFP

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article