PROJET DE LOI DE FINANCES

Publié le par O LYMPIA sYLVIE ngeline351




> PROJET DE LOI DE FINANCES 2009 : UNE POLITIQUE D’AUSTÉRITÉ QUI NE DIT PAS SON NOM



 

Accentuée par une crise financière internationale dont les sources dépassent l’entendement, la brutale dégradation des perspectives économiques conforte le scénario d’une récession durable. Force Ouvrière note que le chef de l’Etat a reconnu que l’économie française était bien entrée en récession.

Dans ce contexte où tous les indicateurs virent au rouge, dont l’activité, l’emploi et le pouvoir d’achat, il ne reste guère que l’Etat pour amortir et contrer les chocs à l’œuvre. Or, au lendemain du discours du Président de la République dénonçant l’emprise de la spéculation et du capitalisme financier, les exhortations en faveur de la régulation et de la réglementation au niveau international laissent place à la présentation d’un projet de loi de finances 2009 qui vient confirmer la hiérarchie des priorités de l’action gouvernementale fondée sur l’idéologie libérale du tout déréglementé et du recul de l’Etat !

La CGT-Force Ouvrière dénonce le transfert programmé sur les salariés et les ménages de la facture et la pression exercée par les contraintes budgétaires au moment où la nécessité d’un plan de relance apparaît indiscutable. Pour FO, le choix déraisonnable de ne pas remettre en cause les baisses d’impôt consenties l’année dernière dans le cadre du paquet fiscal aux plus privilégiés des contribuables plombe inévitablement les ressources budgétaires de l’Etat et conditionne l’inaction gouvernementale.

D’autres arbitrages sont nécessaires, par exemple la suspension des dispositions fiscales de la loi TEPA qui redonnerait des marges de manœuvre aux pouvoirs publics ; d’autant que les dernières prévisions de croissance, 1% en 2009, entraîneront mécaniquement un recul des recettes fiscales, ce qui rend la perspective d’une suppression de la taxe professionnelle encore plus inquiétante.

Il convient également de soutenir la consommation, moteur indispensable de l’activité économique par l’augmentation des salaires et la mise en place d’une prime transport obligatoire.

Par ailleurs, les annonces relatives aux suppressions de postes dans la fonction publique reposent uniquement sur une logique de compression de la masse salariale, sans aucune réflexion sur l’avenir du service public. Pour FO, la pluri-annualité qui caractérise le projet de budget impose un carcan supplémentaire qui entrave le financement des investissements indispensables dans les secteurs porteurs d’avenir, trahissant là encore le fossé qui sépare les paroles volontaristes des actions concrètes de politique économique. Si le gouvernement souhaite vraiment réinsuffler de la confiance dans l’économie, il doit revoir sa copie.
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