LA PLUS GRAVE CRISE FINANCIERE

Publié le par Olympia Sylvie angeline351


"La plus grave crise financière depuis un siècle" selon Greenspan. L’ex Directeur de la Banque centrale américaine évalue à plus de 50 % le risque que les Etats-Unis plongent dans la récession.
En France, Marc Touati, économiste et directeur général délégué de Global Equities, déclare : "aujourd’hui, il y a le feu, et il faut l’éteindre".

Après des mois de camouflage, les "experts" et même les responsables politiques sont aujourd’hui obligés de le reconnaître : nous sommes face à une crise majeure. Seule son ampleur fait encore l’objet de discussion.
La situation est tellement grave que même les plus chauds partisans de "la libre concurrence" considèrent que l’intervention des états et des banques centrales est devenue nécessaire.
Ainsi avons-nous assisté à la nationalisation des deux principales institutions de crédits américaines tandis que le gouvernement anglais n’hésitait pas lui aussi à nationaliser la Northen Rock, une des principales banques anglaises.

Comme toujours on privatise les profits, et on socialise les pertes.

Naturellement les malheurs de ces grands banquiers peuvent sembler loin de nos préoccupations. Pourtant nous savons que dans ces situations de crise, les travailleurs sont toujours les premiers touchés.

Depuis des années, notre Confédération combat ces politiques fondées sur "l’abaissement du coût du travail".
Depuis 1982, la politique du "Franc fort" relayé aujourd’hui par "l’Euro fort" aboutit à une baisse considérable du pouvoir d’achat.


La valeur du point indiciaire dans la fonction publique a baissé en 25 ans de plus de 35% par rapport à l’indice INSEE.
Dans le privé, la situation est bien sûr plus diverse, mais cette course au "bas coût" prend souvent la forme des délocalisations.
Ainsi, Monsieur Gallois, Président d’EADS, vient d’annoncer un nouveau plan de délocalisation Power 8 +. La construction d’usines en Chine et aux Etats-Unis était déjà décidée. Des rumeurs faisaient état de projet en Inde, en Russie et dans les Emirats. Tout cela est confirmé, mais il faut maintenant ajouter le Mexique et la Tunisie.
Bien sûr, Monsieur Gallois, se veut rassurant. Il affirme que toutes ces nouvelles implantations industrielles n’auront aucune conséquence en Europe.
Monsieur Gallois nous prend vraiment pour les imbéciles. Déjà plusieurs établissements sont filialisés, dont Méaulte et St-Nazaire en France. Il nous dit que cela ne change rien, et que les salariés conserveront le statut Airbus. Mais alors pourquoi filialiser si cela ne change rien ?
Il se trouve que dans un passé récent, Airbus a filialisé un établissement à Mérignac, nous avons donc déjà l’expérience.
En 2006, EADS et le groupe TAT créent une société commune baptisée SOGERMA Service, détenue à 60 % par EADS et 40 % par le groupe TAT, qui en deviendra l’actionnaire unique dès début 2007.
Depuis, les salariés de cette filiale ont basculé dans la convention collective des transports, qui, bien sûr, est nettement moins intéressante que "l’accord société" EADS même si ce dernier a déjà subi bien des "coups de canif".
Cette politique conduit à la catastrophe.
Oui, il faut augmenter les salaires.
Oui, il faut sauver nos retraites et en particulier "bloquer les compteurs" à 40 années de cotisations pour pouvoir revenir à 37,5.
Oui, il faut sauver la Sécurité sociale, en particulier l’Assurance maladie, de la privatisation rampante.
Oui, il faut empêcher la privatisation de la Poste, comme celles en cours à EDF, à la SNCF, et dans tous les services publics, y compris dans l’Education nationale.
Mais pour mettre un coup d’arrêt à cette politique, il faut dire clairement que celle-ci n’est que l’application des directives européennes.
Il faut dire aussi que l’on ne voit pas comment on pourrait combattre les privatisations à la Poste et ailleurs, en s’acoquinant avec ceux qui les approuvent quand ils sont à Bruxelles ou à Strasbourg, et qui les mettent en application quand ils sont au gouvernement.
Il faut dire aussi que ce n’est pas par des manifestations à répétition, par des journées d’actions festives, que l’on pourra faire céder le patronat et le gouvernement.

Il faut aujourd’hui, comme le dit Jean-Claude Mailly au nom de la Confédération, une grève interprofessionnelle.
Il faut "bloquer le pays ".
Il faut une grève qui se voit et surtout qui fasse comprendre au patronat et au gouvernement que les 84% d’ouvriers, les 60 % d’employés et de jeunes qui ont voté NON au référendum constitutionnel sont toujours là ; qu’ils n’acceptent pas plus aujourd’hui qu’hier cette politique, qu’ils sont prêts à se battre ; et que pour cela, dans certaines situations, il suffit parfois de si peu de chose








Note: Par Patrick HEBERT, Secréta
ire général de l'UD CGT-FO de Loire Atlantique





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