DE LA PRIME DE TRANSPORT A LA POSTE

Publié le par Olympia Sylvie & angeline351



/// ÉDITORIAL DE JEAN-CLAUDE MAILLY DATÉ DU MERCREDI 17 SEPTEMBRE 2008

> DE LA PRIME DE TRANSPORT À LA POSTE

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La prime transport et l’avenir de La Poste sont au cœur de l’actualité économique et sociale.

Sur la prime transport, deux réunions ont eu lieu avec la CGPME, FO, la CFTC et la CGC. Dès le départ, le MEDEF a refusé d’en discuter, la CGT et la CFDT également, compte tenu de l’absence du MEDEF! Au passage – mais nous y reviendrons –, cela montre bien la nécessité de traiter de la question de la représentativité patronale.

Même si nous ne sommes pas tombés d’accord avec la CGPME, ces deux réunions ont eu le mérite de poser le problème et ont permis aux trois confédérations d’avoir une revendication identique.

Ce que nous demandons:

- l’extension à tout le territoire et à tous les salariés du mécanisme initié en Île-de-France: prise en charge par l’employeur de 50% du coût du transport collectif;

- dans tous les cas où le transport collectif est inexistant ou mal adapté (durée du transport par exemple), les salariés utilisant leur véhicule doivent avoir une prime dont le montant annuel minimal doit être de 360 euros. Nous avons même établi un barème allant de 360 à 600 euros annuels selon la distance domicile - travail.

Il appartient maintenant au gouvernement et au Parlement de décider, une disposition législative étant nécessaire.

Pour FO, cette prime ne doit pas être facultative mais obligatoire, pour une question d’efficacité et d’égalité de droit, et le montant annuel de 200 euros est bien entendu trop faible.

Le caractère obligatoire de la prime constituerait par ailleurs la première mesure de pouvoir d’achat qui concernerait tout le monde.

Qu’on ne nous dise pas que ce serait insupportable pour les entreprises. Ainsi, une entreprise de 9 salariés percevant pour le transport individuel 30 euros par mois devrait payer chaque mois 270 euros!

Concernant l’éventualité proposée par le président de La Poste d’ouvrir le capital de cette dernière, nous avons réaffirmé au gouvernement que Force Ouvrière y est opposée, pour différentes raisons:

- tout le monde sait, notamment après les expériences France Télécom et GDF, qu’une ouverture du capital conduit à la privatisation;

- toute privatisation de service public contribue à bafouer encore plus les principes républicains;

- le caractère public de La Poste n’a pas été un frein à des évolutions, d’ailleurs parfois contestables;

- des capitaux privés sont obligatoirement attirés par les activités rentables, délaissant les autres au mépris des besoins de la population;

- la recherche de fonds supplémentaires pour La Poste ne doit en aucun cas être synonyme d’appel aux fonds privés.

En l’état actuel des choses, rien n’est décidé. Il convient donc de continuer à faire pression contre ce projet, notamment par la grève des postiers le 23 septembre.

Mais il ne s’agit pas seulement d’une question intéressant les seuls postiers (de statut public ou contractuel), tous les salariés, tous les citoyens, sont concernés par l’avenir du service public.

Ce dossier, comme d’autres, mérite un vrai débat: quel rôle, quelles missions pour le service public dans la République?

À force de refuser ce débat, de traiter les dossiers un par un (Poste, Éducation nationale, hôpital, préfectures, etc.), on impose des contre-réformes sans avoir le courage d’en débattre globalement. On ne saucissonne pas la République et ses principes



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