CHOMAGE ??!!!

Publié le par angeline351




LE CHÔMAGE REPART À LA HAUSSE


L'ANPE a enregistré 5.400 chômeurs de plus au mois de mai malgré l'effet démographique des départs à la retraite et les radiations administratives toujours plus nombreuses. Des radiations que le gouvernement s'apprête à décupler.


Le gouvernement est décidément fâché avec les chiffres. Après avoir jugé l'INSEE «exagérément pessimiste» sur l'inflation, l'évolution du pouvoir d'achat et de la croissance, la ministre de l'Economie de l'emploi, Christine Lagarde, a vu dans la dernière hausse du nombre de demandeurs d'emploi une stabilisation du chômage. Alors que, selon son propre ministère, le nombre de chômeurs de catégorie 1 - personnes à la recherche d'un CDI à plein temps plein et dont l'activité réduite a été inférieure à 78 heures dans le mois - a grimpé de 0,3 % au mois de mai (+5.400) pour s'établir à 1.902.000 personnes, Mme Lagarde a ainsi indiqué vendredi prendre «note de cette stabilisation globale du nombre de chômeurs alors que l'environnement économique international reste difficile et dominé par un prix du pétrole durablement élevé». Prétendre que le chômage s'est stabilisé quand il a augmenté, il fallait oser, surtout lorsque l'on analyse les chiffres dans le détail qui montrent une courbe bel et bien repartie à la hausse.

Le mois de mai a été particulièrement mauvais pour les chômeurs de longue durée qui représentent environ un quart de la catégorie 1, (478.500 personnes, +0,6% comparé à avril) et pour les moins de 25 ans (348.900, +0,8%). Alors que l'effet démographique (départs en retraite) ne parvient plus, semble-t-il, à masquer, cette tendance est d'autant plus inquiétante qu'elle ne date pas du mois de mai. Comme en en témoigne l'activité de l'Agence nationale pour l'emploi. Lors des trois derniers mois, les entrées à l'ANPE ont augmenté de 0,8% comparé aux trois mois précédents, notamment après une fin de mission d'intérim (+9,2%), un licenciement autre qu'économique (+3,1%) ou une fin de CDD (+0,9%). Quant aux sorties de l'ANPE, elles ont baissé de 0,4% sur la même période. Les sorties pour reprises d'emploi déclarées ont diminué notamment de 2,1% tandis que les sorties pour entrées en stage ont crû de 1,9% et celles pour radiations administratives ont augmenté de 3,2%. Cette situation se retrouve dans les données de l'UNEDIC diffusées mardi dernier et qui montrent une forte progression des dépôts de dossiers (+6 % sur un mois et +4,6 % sur une année) et des rejets d'admission aux allocations (+ 23 % sur un an) ainsi qu'une augmentation nette des sorties d'indemnisation pour fin de droits (1/3 des sorties de l'UNEDIC) et des radiations suite à des contrôles de l'ANPE (40.000 par mois).

Voilà de quoi s'interroger sur l'action du gouvernement qui s'est résumée jusque-là à durcir les conditions d'indemnisation des chômeurs via le projet de loi sur les «droits et devoirs des demandeurs d'emploi». Selon ce texte examiné en urgence au Parlement et déjà adopté par le Sénat, tout chômeur refusant à l'avenir deux «offres raisonnables d'emploi» sera radié de la liste des demandeurs d'emploi et son allocation suspendue. Une offre d'emploi sera jugée «raisonnable» après trois mois de chômage si la rémunération offerte représente 95% du salaire antérieur, après six mois de chômage si la rémunération représente 85% de l'ancien salaire. Au bout d'un an, tout chômeur en fin de droits devra accepter n'importe quel emploi rémunéré au niveau de l'allocation versée par les ASSEDIC ou par l'Etat. A ces critères s'ajoute le fait qu'après six mois de chômage, aucun demandeur d'emploi ne pourra refuser une offre d'emploi entraînant un temps de trajet égal ou inférieur ou située à moins de 30 km de son domicile. Le gouvernement espère ainsi faire baisser le chômage officiel...sans se fâcher avec les chiffres.


 

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