RESTRICTION DU DROIT DE GREVE

Publié le par angeline351

TENTATIVE DE RESTRICTION DU DROIT DE GRÈVE AVANT LE MOUVEMENT DU 15 MAI


Le chef d'un gouvernement, qui veut réduire les services publics à un service minimum, a estimé lundi que la mise en place d'un service minimum d'accueil c'était «venir en aide aux Français».


Il n'y a plus guère que lors des grèves que l'on entend le gouvernement actuel prôner le service public. «Le service public, c'est pour tout le monde et c'est tout le temps» s'est indigné le Premier ministre, M. François Fillon, défendant la mise en place d'un service minimum d'accueil (SMA) à l'école à quelques jours de la grève dans la Fonction publique le 15 mai.

Sur la même note et sur la même corde, son ministre de l'Education nationale, M. Xavier Darcos, s'est soudain préoccupé des parents d'élèves de la «France d'en-bas». Ainsi, plein d'empathie, sans l'ombre d'une quelconque démagogie, il a déclaré lundi: «souvent dans les milieux les plus modestes, une journée de grève, c'est un embarras double d'abord parce qu'on n'a pas classe mais ensuite parce qu'il faut faire quelque chose du petit garçon ou de la petite fille qu'on a à faire garder». Et de réitérer sa précédente tentative, peu couronnée de succès, dans les jours précédant la grève dans la Fonction publique le 24 janvier dernier, en demandant aux communes de remplacer le personnel gréviste dans les écoles par des agents territoriaux, «quelque soit leur qualification» a dénoncé Norbert Trichard, secrétaire général du SNUDI-FO (Syndicat National des Instituteurs et Professeurs des Écoles de l'enseignement public de Force Ouvrière). Pour ce dernier, c'est une nouvelle remise en cause du droit de grève, «comme pour les cheminots». Une restriction qui est de plus « institutionnalisée et payée par les grévistes sur leurs retenues pour fait de grève. C'est le même ministre qui est responsable de l'absence de poste de remplacement pour de classes de 32-35 élèves, qui organise un service minimum de l'Education nationale au quotidien». Que ne va pas arranger le projet d'économies drastiques baptisé RGPP (Révision générale des politiques publiques) qui annonce encore moins de moyens pour l'enseignement public et qu'entendent combattre les grévistes du 15 mai.

Après le 24 janvier, M. Xavier Darcos avait également annoncé qu'il allait «proposer que dans les deux mois nous trouvions un accord avec les représentants des syndicats». Ces derniers attendaient toujours quand le ministre a déclaré lundi sur Europe 1 qu'il ne les consulterait pas sur cette question du service minimum d'accueil dans les écoles primaires les jours de grève, car son «interlocuteur, c'est la commune», confirmant la tendance unilatérale de la conception gouvernementale du dialogue social.


 

Vos délégués FO

Olympia & Sylvie

 

Publié dans SERVICE PUBLIC

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