LES SUPPRESSIONS DE POSTE

Publié le par Olympia, Sylvie & Angeline

EDUCATION NATIONALE
NOUVELLE MOBILISATION LES SUPPRESSIONS DE POSTE

 

Les syndicats d'enseignants de la région parisienne ont appelé les personnels à faire grève et à manifester aujourd'hui aux côtés des lycéens qui maintiennent plus que jamais la pression sur le gouvernement.

Les enseignants et les lycéens vont de nouveau battre le pavé aujourd'hui contre les 11.200 suppressions de postes prévues à la rentrée 2008. La manifestation la plus importante est attendue à Paris. Une large intersyndicale du second degré de la région parisienne (FO, CFDT, CGT, SNES, SUD, SNUEP SNEP et CNT) a appelé en effet les personnels à la grève et à défiler pour exiger notamment l'«annulation des 2.102 suppressions et création des postes nécessaires» dans les trois académies franciliennes (Paris, Créteil, Versailles), la «restitution des postes transformés en heures supplémentaires» et le «réemploi et titularisation des personnels précaires». Les enseignants seront aux côtés des lycéens, dont le mouvement n'a cessé de grossir depuis maintenant près d'un mois sur fond de blocage des établissements. Les lycéens défileront de nouveau dans toute la France pour la cinquième fois en quinze jours à l'appel de la FIDL et de l'UNL. Lesquelles s'attendent à fédérer un peu plus de manifestants encore que lors de leur précédente journée de mobilisation qui a rassemblé mardi dernier pas moins 35.000 manifestants, dont 25.000 à Paris, au cri de «Classes surchargées, postes de profs supprimés, c'est la merde dans nos lycées!».

Du côté du gouvernement, on continue d'opposer le même discours en misant toujours sur un pourrissement du mouvement. «Je trouve que tout ceci prend des proportions qui ne sont pas raisonnables. Ce pays n'est pas raisonnable», a déclaré ainsi mardi le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, avant de réaffirmer, qu'il ne pouvait revenir sur les suppressions de poste étant donné que le budget a été voté par le Parlement. Un argument irrecevable pour les syndicats, car le gouvernement pourrait très bien réintégrer les emplois supprimés lors du prochain débat sur le collectif budgétaire (loi de finances rectificative préparée chaque année avant l'été). Pour espérer infléchir la position gouvernementale, le syndicat national FO des personnels des lycées et collège (SNFOLC) estime qu'il faut réaliser «ce qui a été possible dans la région parisienne», c'est-à-dire d'appeler à une journée de grève et de manifestations au niveau national. Le SNFOLC a indiqué qu'il proposera dès ce soir aux autres organisations syndicales de s'y atteler.

 

 


 

VOS délégués FO

Olympia & Sylvie

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