Ces derniers jours, de nombreuses manifestations ont eu lieu partout dans le monde pour protester contre l'offensive lancée par Vladimir Poutine en Ukraine. Des rassemblements ont également ont été organisés en Russie. Malgré les risques, des milliers d'habitants veulent faire entendre leur voix.

Publié le par angeline351

Ces derniers jours, de nombreuses manifestations ont eu lieu partout dans le monde pour protester contre l'offensive lancée par Vladimir Poutine en Ukraine. Des rassemblements ont également ont été organisés en Russie. Malgré les risques, des milliers d'habitants veulent faire entendre leur voix.

La guerre lancée par Vladimir Poutine en Ukraine a d'abord stupéfait puis rapidement révolté, indigné le monde. Partout sur la planète, notamment en France, des manifestations ont eu lieu ces derniers jours pour protester contre la décision du Kremlin et réclamer la fin du conflit. Au sein même de son pays, le président russe voit la colère monter. Mais dans cet État où les droits de l'homme sont régulièrement bafoués, comment faire pour protester alors que l'on risque sa vie ? Malgré les risques, certains Russes ont pourtant décidé de faire entendre leur voix.

C'est le cas par exemple de cette jeune activiste qui a été condamnée à une semaine de prison pour avoir brandit à Rostov, seule dans la rue, une pancarte blanche sans message écrit dessus. Un geste symbolique, lourdement réprimé. Elle est loin d'être la seule à être passée à l'action. 

Des manifestations contre la guerre partout dans le pays 
En effet, dès jeudi et le début de l'offensive russe chez son voisin, plusieurs milliers d'habitants se sont rassemblés pour protester et près de 1 400 personnes ont été arrêtées dans 51 villes du pays, selon l'ONG spécialisée OVD-Info, dont 719 à Moscou et 342 à Saint-Pétersbourg. Quelques milliers de Russes ont de nouveau bravé l'interdiction de manifester dimanche pour dire "non à la guerre". Des rassemblements qui ont conduit à 2114 arrestations, selon la même ONG.

Les rassemblements quotidiens sont relativement modestes par leur taille, mais leur simple tenue est notable, tant la société civile a été laminée par la répression en Russie. La moindre manifestation non-autorisée donne immédiatement lieu à une intervention policière, et le simple fait de se tenir seul dans la rue avec une pancarte peut valoir une arrestation.

"La population russe a cessé d'être complètement soumise", notait la présidente de Géorgie, invitée ce lundi sur France Inter. Selon Salomé Zourabichvili, dont le pays a été en guerre contre la Russie en 2008, "ce que l'on voit aujourd'hui comme manifestations et pas seulement à Moscou et Saint-Pétersbourg, c'est du jamais vu. Qu'il y ait autant de gens qui protestent contre cette agression, on ne l'a pas vu au moment de l'agression en Géorgie." 

Les autorités russes font tout pour dissuader les manifestants
Pourtant, les autorités russes mettent les moyens pour dissuader les manifestants de descendre dans la rue. Elles ont d'ailleurs promis de réprimer toute manifestation "non autorisée" organisée dans le pays contre la guerre en Ukraine.  Le ministère de l'Intérieur, le parquet et le Comité d'enquête russes ont tous mis en garde les Russes contre toute action de protestation.  Le Comité d'enquête a souligné que les participants à des rassemblements au sujet de "la situation tendue en matière de politique étrangère" ou à des heurts s'exposaient à des poursuites. 

"Nous vous rappelons que les appels à participer et la participation directe à de telles actions non autorisées entraînent de graves conséquences judiciaires", a-t-il averti. Le parquet a lui dit avoir envoyé des "avertissements" aux personnes incitant à participer aux manifestations de protestation contre la guerre en Ukraine. Le ministère de l'Intérieur a de son côté prévenu que les rassemblements seraient "illégaux" et que la police "prendra toutes les mesures nécessaires pour assurer l'ordre public".  

 

Publié dans EUROPE

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