«Barbare», «immoral», «crime de guerre» : le bombardement d'un hôpital pédiatrique par les forces russes dans la ville assiégée de Marioupol

Publié le par angeline351

«Barbare», «immoral», «crime de guerre» : le bombardement d'un hôpital pédiatrique par les forces russes dans la ville assiégée de Marioupol

 a provoqué l'indignation des autorités ukrainiennes et des Occidentaux, alors que l'armée russe se rapprochait jeudi 10 mars de Kiev, selon l'état-major ukrainien.

Cette attaque, qui a fait 3 morts, dont une fillette et 17 blessés, est intervenue à la veille des discussions, jeudi en Turquie, entre les ministres russe et ukrainien des Affaires étrangères, leur premier face-à-face depuis le début de l'offensive russe en Ukraine il y a deux semaines. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui a condamné un «crime de guerre», a partagé des vidéos montrant la destruction - après un raid aérien - de l'établissement, qui abritait une maternité et un hôpital pédiatrique, à Marioupol, port stratégique sur la mer d'Azov (sud-est). On peut voir l'intérieur de bâtiments soufflés, des débris, des feuilles de papier et des morceaux de verre jonchant le sol.

Le porte-parole du gouvernement français Gabriel Attal a dénoncé des frappes «inhumaines et lâches». «Ce sont des femmes, des enfants, des soignants qui ont été ciblés, c'est inqualifiable et nous appelons à nouveau au cessez-le-feu», a-t-il déclaré sur RTL. La Maison Blanche a de son côté dénoncé un usage «barbare» de la force contre des civils, et le premier ministre britannique Boris Johnson a qualifié le bombardement d'«immoral». «Il n'y a aucun enfant» parmi les blessés et «aucun mort», selon un bilan fourni par les autorités locales. Le bombardement s'est produit alors que des femmes étaient en train d'accoucher dans l'hôpital, qui venait d'être rééquipé, a indiqué à l'AFP un membre de l'administration militaire de la région de Donetsk.

 Les neuf jours de siège de Marioupol ont déjà fait 1207 morts, a affirmé la mairie. Dans son dernier bilan, mercredi, l'ONU a estimé que 516 civils ont été tués et plus de 800 blessés en Ukraine depuis le début de l'invasion, qui a jeté sur les routes de l'exil plus de deux millions de réfugiés.

Publié dans EUROPE

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