Yves Veyrier, secrétaire général de FO, était l’invité d’Arnaud Ardoin, mardi 23 novembre sur SMART JOB.

Publié le par angeline351

Yves Veyrier, secrétaire général de FO, était l’invité d’Arnaud Ardoin, mardi 23 novembre sur SMART JOB.

Arnaud Ardoin : Une grande partie de cette campagne présidentielle porte sur l’immigration. Est-ce que vous ne dites pas l’inverse ? Aujourd’hui, avec cette pénurie d’emplois, pourquoi ne pas s’appuyer sur cette main d’œuvre étrangère, en partie ? Elle est ici, en France, elle n’a pas le droit de travailler en raison de leur statut : demandeurs d’asile… Est-ce que c’est une des solutions ?

Yves Veyrier : Un, nous ne voyons pas les travailleurs qui viennent de tel ou tel pays, qu’on appelle migrants, comme une valeur marchande. On les voit comme des hommes et des femmes. Quand on quitte son pays, ses racines, son environnement, c’est un déchirement la plupart du temps ; sauf, l’émigration choisie intellectuelle, artistique… Il ne faut pas oublier cela ! Nous ne sommes pas favorables à ce qu’on ait une politique migratoire qui soit dirigée vers la valeur marchande, parce que sinon vous allez sélectionner celles et ceux que vous accueillerez en fonction de ce qu’ils valent économiquement, ce qui n’est pas acceptable de mon point de vue. Nous ne sommes pas d’accord, les hommes et les femmes ne sont pas des quotas ! Deuxièmement, il faut effectivement permettre à ceux qui résident dans notre pays de pouvoir travailler, d’accéder aux mêmes droits - nous avons eu tout un sujet sur le travail détaché en Europe - en termes de salaire, de protection sociale. Et, contrairement à ce que véhiculent certaines thèses, nous n’avons et nous n’aurons jamais rien à voir avec celles et ceux qui font de l’étranger, du travailleur migrant, le bouc émissaire, faute d’apporter des solutions en matière de justice économique et sociale.

Arnaud Ardoin : Il y a le migrant et il y a la personne d’origine étrangère qui est française qui travaille en France…

Yves Veyrier : Dans tous les cas ! Ce sont des hommes et des femmes et nous considérons qu’ils doivent avoir les mêmes droits. Il y a ensuite des enjeux liés aux raisons de la migration. Il y a des problèmes de développement économique, ce n’est pas nouveau. Le sujet nouveau, qui va s’accroître aujourd’hui, ce sont les conséquences de l’évolution du climat qui provoque d’ores et déjà des mouvements de populations. Ce sont des questions qui doivent être abordées à une échelle beaucoup plus large. Encore une fois, FO, nous ne sommes pas de ceux ou celles qui divisent, séparent, discriminent les hommes et les femmes entre eux.

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SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE FORCE OUVRIÈRE

Publié dans COMMUNIQUE FO

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