LE 4 DÉCEMBRE À PARIS POUR DÉFENDRE L’HÔPITAL PUBLIC !

Publié le par angeline351

LE 4 DÉCEMBRE À PARIS POUR DÉFENDRE L’HÔPITAL PUBLIC !

Nous l’avons déjà exprimé à l’occasion de la mobilisation interprofessionnelle du 5 octobre dernier : « nous entrons dans une période particulière qui est celle des élections présidentielles. Et nous savons que Macron cherche à mettre à profit la période qui le sépare des élections pour aller le plus loin possible dans la remise en cause des conquêtes sociales. Il ne s’en cache même pas ». Les annonces faites le 9 novembre le confirment (passe sanitaire, radiation des chômeurs, etc.). Et en même temps, il a estimé que les conditions n’étaient « pas réunies » aujourd’hui pour rouvrir le dossier de la réforme des retraites, tout en défendant la nécessité d’un report de l’âge légal du départ.

La peur d’un conflit majeur avant les élections présidentielles n’y est sans doute pas pour rien. Tout le monde a en mémoire la formidable mobilisation initiée le 5 décembre 2019 par les syndicats de la RATP contre sa « réforme des retraites ». Le soulèvement de la population à Mayenne le 9 octobre dernier pour la sauvegarde de leur hôpital public sonne également comme un avertissement supplémentaire. Et, avec l’augmentation des prix du gaz, du carburant et des produits de première nécessité, le spectre des « gilets jaunes » continue de hanter gouvernement et patronat.

Dans ces conditions et plus que jamais, il nous faut cultiver l’indépendance. Et l’indépendance ne se réduit pas au rappel nécessaire de nos principes. Bien sûr, nous ne donnerons aucune consigne de vote, ni directe, ni indirecte, à l’occasion de ces élections. Mais, nous ne resterons pas les bras croisés à écouter les discours – bien souvent soporifiques – des candidats à l’élection présidentielle. Nous avons des revendications et nous devons les faire valoir. La journée du 5 octobre a permis de sortir l’activité revendicative du confinement dans lequel elle était embourbée. Nous devons maintenant être à nouveau à l’offensive, revendiquer l’augmentation générale des salaires et des pensions et défendre la protection sociale collective, les libertés et les services publics contre les attaques dont ils sont l’objet.

Ainsi, l’appel du syndicat FO de l’hôpital Nord-Mayenne et de l’association locale de défense de l’hôpital (Audace 53) à manifester sous les fenêtres du ministre Véran le samedi 4 décembre prochain à Paris pour réclamer le maintien de la chirurgie conventionnelle dans l’enceinte même de l’hôpital constitue un point d’appui pour défendre l’hôpital public et ses agents. L’hôpital public est aujourd’hui au bord du précipice et c’est le résultat des politiques menées par les gouvernements depuis plus de 20 ans maintenant. La reconquête de l’hôpital public est l’affaire de tous les militants de l’interprofessionnel. Ainsi, les cinq Unions départementales des Pays de la Loire se sont réunies mercredi dernier (10 novembre) en présence des groupements départementaux FO santé et elles ont décidé d’appuyer totalement l’appel des camarades à manifester à Paris le 4 décembre prochain. D’ores et déjà, 300 militants des cinq départements ont indiqué y participer (voir communiqué ici ).

Alors, tous à Paris le 4 décembre !
L’indépendance, c’est l’affirmation des revendications ouvrières contre la volonté des gouvernements et du patronat de nous entraîner sur un autre terrain, celui de l’accompagnement de leurs politiques.

Quelques jours après la tenue de la COP 26 à Glasgow, il nous semble utile de publier un extrait de l’intervention de Michel Le Roc’h à l’occasion du CCN des 3 et 4 novembre derniers :

 « Nous ne défendons pas l’intérêt général, ou un prétendu « intérêt général », qui est souvent l’intérêt de la classe dominante. Nous défendons les intérêts particuliers du salariat. C’est là notre place. De ce point de vue, je m’interroge sur le vote positif émis au CESE (Comité Economique, Social et Environnemental) à l’occasion de la présentation des orientations stratégiques pour la mandature 2021-2026. Le CESE, nous le savons, débat et élabore des rapports et recommandations à l’attention des gouvernements sur des sujets les plus divers. Je ne remets pas en cause cet aspect-là, ni le travail des camarades qui ont la lourde tâche de défendre les positions de la confédération dans un cadre compliqué, cadre qui rappelons-le au départ est le fruit du rejet de la mise en place d’un sénat corporatiste en 1969.  Mais là, il ne s’agit pas d’une simple recommandation. Il s’agit d’un véritable « programme politique » fondé sur un « diagnostic partagé » et la recherche du consensus. Je cite la fin de la 1ère page du document : « l’ensemble de ces travaux concrétise la volonté d’un futur commun construit et décidé ensemble que nous porterons en tant que 3ème assemblée de la république ».

Les mots ont un sens mes camarades. Là, nous devenons « colégislateurs ». Ce « futur commun », dont parle le document, est celui des mutations économiques et industrielles imposées par la « transition écologique » dans la période à venir. Attention à ne pas transformer le syndicat en courroie de transmission de la transition écologique, de l’économie verte et, in fine, des plans de démantèlement industriel. Ce n’est pas là notre place. Je pense que nous ne devons pas accepter que la transition écologique serve de prétexte à la suppression d’emplois et à la remise en cause du tissu industriel (perte de 100 000 emplois sur 400 000 à titre d’exemple dans l’automobile d’ici à 2030 avec la voiture électrique). »

par Michel Le Roc’h,

secrétaire général de l’union départementale

CGT-Force Ouvrière de Loire-Atlantique

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Publié dans FO44, COMMUNIQUE FO

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