Retraite complémentaire : la réforme du recouvrement des cotisations toujours contestée

Publié le par angeline351

Retraite complémentaire : la réforme du recouvrement des cotisations toujours contestée

 

L’ajustement de calendrier est dû au contexte de crise sanitaire, annonçait le 17 juin dernier le ministre chargé des Comptes publics, Olivier Dussopt. Le report d’un an, au 1er janvier 2023, du transfert du recouvrement des cotisations de retraite complémentaire Agirc-Arrco des salariés et cadres du secteur privé vers le réseau des Urssaf (ex-Acoss) constitue un soulagement mais cela ne résout pas tout, loin de là. La réforme prévue par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2020 (article 18) est maintenue, portant toujours les mêmes menaces, et sans même parler de celle, planant toujours, d’unification du recouvrement des prélèvements fiscaux et sociaux.

Les salariés des caisses inquiets pour leurs emplois

Dès le lancement de ce projet de transfert, coïncidant avec la présentation de la réforme de régime universel à points, FO avait dit son opposition. Il est pour nous la première étape de la mise en place de la réforme vers un système universel. Or, FO se veut le défenseur de la gestion paritaire et surtout le garant des intérêts matériels et moraux de près de 18 millions de salariés du privé.

En juin dernier, Olivier Dussopt vantait l’unification du recouvrement comme un puissant levier de simplification pour les entreprises (elles auront à terme un unique interlocuteur public en la matière), ou encore de gains d’efficience pour la sphère publique, ce qui place de fait la réforme sur le registre d’un rendement recherché des dépenses publiques… Les professionnels concernés par ce transfert du recouvrement ne cessent eux d’alerter d’un risque de bugs technologiques. FO ajoute la crainte d’un risque social majeur. Contestant cette première étape vers la constitution d’une caisse de retraite unique, le secteur FO de la branche des caisses de retraite (FEC-FO) récuse cette réforme qui laisse les salariés de ces services sans emploi, avec soit un transfert vers l’Acoss, soit une proposition de poste pas forcément dans le même bassin d’emploi. Jusqu’à 2 000 salariés seraient impactés et sans pour l’instant de fiabilisation des droits, s’indigne la FEC-FO. Une commission sur ce sujet se tenait à l’Agirc-Arrco le 6 juillet.

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