Maubeuge : les raisons de la fermeture du magasin Bouchara

Publié le par angeline351

Maubeuge : les raisons de la fermeture du magasin Bouchara

Le 26 juillet, nous annoncions la fermeture prochaine du magasin Bouchara. Si la direction du groupe Omnium n’a pour le moment pas répondu à nos sollicitations, nous en avons su plus sur les raisons qui l’ont poussée à fermer le magasin.

Vacances oblige, difficile d’avoir des explications de la direction sur la fermeture du magasin Bouchara, prévue cet automne.

C’est finalement le syndicat Force ouvrière, qui a apporté ces informations.                   

« Ça fait des années qu’on pose la question quant à l’avenir du magasin de Maubeuge, explique Magali Lallemand, syndicaliste FO. Le magasin Eurodif a marché plus ou moins bien jusqu’en 2017. » C’est là que le groupe Omnium décide de changer de stratégie, et d’arrêter les petits prix, en transformant le magasin de l’avenue Mabuse en Bouchara. « Une montée en gamme qui n’a pas du tout été suivie, avec des prix trop prohibitifs pour la région. » Et cela se ressent vite sur le chiffre d’affaires.

Un loyer trop cher mais…
À cet argument, il faut ajouter celui du loyer trop cher, rencontré dans beaucoup de cellules du centre-ville. « La direction avance que le prix est trop élevé. Il y avait beaucoup de travaux à faire, reprend Magali Lallemand.

Les mises aux normes devenaient indispensables à réaliser. Mais le propriétaire refuse de les faire. » Selon nos informations, le bâtiment appartient pourtant à la société Le vêtement moderne. Celle-ci a déposé la marque Le palais du vêtement, ancien nom du commerce de l’avenue Mabuse. Marque qui a été rachetée en 1995 par… le groupe Omnium.

La direction a donc profité de la fin du bail qui arrive cet automne pour fermer le magasin. « Il faut savoir qu’il n’y avait plus de directeur depuis quelques mois déjà. C’était la responsable de Douai qui venait plusieurs fois par semaine. » À noter que dans certaines villes, le groupe a transformé l’enseigne Bouchara en Maxi-Bazar. La syndicaliste regrette que le groupe n’ait pas pris contact avec la mairie pour trouver une autre cellule. Deux postes pourraient être disponibles à Douai, ce qui ouvre la porte à des reclassements. Sinon, il s’agira de licenciements pour les salariés du magasin. Pour rappel, la mairie travaille avec un investisseur quant à l’avenir de ce bâtiment, notamment pour faire venir une franchise, puisque le propriétaire serait vendeur.

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