FO, le vaccin contre le virus qui détruit vos droits. En voici la preuve...

Publié le par angeline351


FO, le vaccin contre le virus qui détruit vos droits. En voici la preuve...

Édito 

Cette crise sanitaire aura été le révélateur et le baromètre des relations sociales au sein du secteur des casinos et clubs de jeux. 

L’incurie des décisions gouvernementales aura jeté du trouble et des interrogations sur une situation appelant de la clarté. Nous avons, tour à tour, connu les discours et décisions selon lesquelles :

le masque n’était d’aucune utilité, pour au final devenir un EPI absolument indispensable, cet argumentaire fallacieux étant simplement destiné à dissimuler la disparition des stocks de réserve et l’incapacité à passer commande ;
les écoles et transports en commun ne seraient pas des lieux de contamination ;
les casinos et clubs de jeux s’assimileraient à des discothèques ;
la fermeture globale de tous nos établissements était inévitable, alors qu’en parallèle, on pouvait se rendre dans les lieux de culte;
les mesure prises par le gouvernement ne relevaient pas de la privation de liberté, ne restreignaient pas les droits syndicaux (notamment le droit de manifester) et ne constituaient pas une atteinte au droit de travailler ;
la vaccination de masse était la solution, vaccination qui a patiné au démarrage, alors que des laboratoires n’honorent pas leurs commandes priorisant leur rendement économique.
Les contradictions manifestes n’ont fait que jeter plus de trouble dans toute la population. Malgré tout, certains intervenants ministériels ont déployé de multiples efforts afin que les casinos puissent être traités de manière équitable. Le Secrétaire d’Etat au Tourisme s’est toujours montré attentif à nos remarques, et nous le remercions de son implication.

Mais au-delà de ce simple constat, il est important de regarder quel a été le traitement de cette crise au sein des entreprises du secteur des casinos et clubs de jeux. Certains groupes se cramponnent et font face aux problèmes. Ils donnent des signes forts à leurs salariés en préservant les emplois, et donc l’outil de travail pour le jour où les casinos et clubs de jeux pourront enfin rouvrir. Nous les félicitons de cette approche humaine et pragmatique.

Pendant ce temps, d’autres multiplient les contradictions, les approximations, les incantations afin de justifier l’injustifiable, le sacrifice d’une partie de leurs salariés. Si ces entreprises se retrouvent aujourd’hui dans une telle situation financière, ce n’est que le fruit d’une gestion économique et stratégique désastreuse depuis des décennies, qui a progressivement creusé la dette par le biais d’investissements aussi désastreux que durables. La crise sanitaire n’en a été que le révélateur. Pour seule option, on nous propose de continuer avec les mêmes dirigeants responsables de ce naufrage. Mais au-delà de ce simple constat, les travailleurs ne seront pas les seules victimes. De manière insidieuse, dans ces casinos, l’offre de jeux est réduite aux jeux de table, le nombre de machines à sous décroit, et les entreprises organisent la migration de notre clientèle vers le mirage « online ». Nos dirigeants ont certainement oublié que 90% du chiffre d’affaires reposait sur l’offre de jeux et qu’ils sciaient progressivement la branche sur laquelle nous sommes tous assis et qui finance leurs parachutes dorés. Les mairies subiront le contrecoup direct de cette gestion, voyant inexorablement baisser la qualité de service et le quantum de leurs redevances. Pour les maires et les salariés, c’est une stratégie perdant/perdant.

Profiter de la crise sanitaire pour procéder à des restructurations, licencier des salariés sous régime du chômage partiel, rogner les acquis afin de grappiller quelques sous, n’est pas une politique sociale acceptable.

Dans ce contexte, Force Ouvrière s’est mis au travail, essayant de remédier aux nombreux problèmes soulevés par cette crise sanitaire sans précédent. Notre devoir était d’être présents et de proposer des solutions. C’est en ce sens que nous avons travaillé sur l’image institutionnelle des casinos afin de lutter contre les fausses idées, que nous avons été acteurs des protocoles sanitaires, que nous avons envoyé des alertes au gouvernement, aux parlementaires, aux maires et aux DIRECCTE, que nous avons été obligés de déclencher des procédures juridiques dès que le dialogue ne suffisait plus.

Vous retrouverez d’ailleurs l’intégralité de nos démarches et leur fondement dans les différents chapitres de cet Enjeu spécial.

Voici donc le résumé de cette année noire. 

Continuons à travailler pour le bien de tous, gardons le cap !

Claude FRANÇOIS, Secrétaire de la Section fédérale Casinos & Clubs de Jeux FO

Jean-Christophe TIRAT, Secrétaire fédéral pour la Section Casinos & Clubs de Jeux FO

Tél. : 06 16 81 66 95 - 06 60 97 73 97 - Mail : casinos@fecfo.fr

 

Publié dans INFORMATION, COMMUNIQUE FO, FO44

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