Pourrez-vous toucher la « prime Macron » en 2021 ?

Publié le par angeline351

Pourrez-vous toucher la « prime Macron » en 2021 ?

Au terme d’une rencontre avec les partenaires sociaux, Jean Castex a annoncé ce lundi 15 mars la reconduction de la prime Macron en 2021. Mais tout le monde ne bénéficiera pas de cette prime défiscalisée et exemptée de cotisations sociales.

Vais-je pouvoir toucher la prime Macron en 2021 ? C’est la question que se posent nombre de salariés français ce mardi 16 mars, après l’annonce faite par Jean Castex de la reconduction de ce dispositif, instauré fin 2018 en réponse à la crise des Gilets jaunes.

La prime Macron, c’est quoi ?
Tout d’abord, un rappel s’impose : cette « prime exceptionnelle de pouvoir d’achat » (c’est son nom officiel) est une prime défiscalisée et exemptée de cotisations sociales qu’un employeur peut verser à ses salariés les moins bien payés. L’année passée, elle était réservée aux salariés gagnant moins de trois fois le SMIC et ne pouvait pas dépasser 1000 euros (ou 2000 euros pour les entreprises ayant signé un accord d’intéressement).

Cette « prime Macron » est facultative. Elle est donc versée selon la volonté de l’employeur. L’État n’intervient qu’en permettant qu’elle soit défiscalisée et désocialisée (sans cotisations).

Quels salariés y auront droit en 2021 ?
Tous les salariés, quel que soit leur métier, pourront bénéficier de cette prime, à condition toutefois, comme les années passées, de ne pas dépasser un certain niveau de salaires.

Pour 2021, le ministère du Travail a ainsi indiqué à l’AFP que « le niveau de ciblage » de la prime sera à négocier avec les partenaires sociaux, mais que l’idée était de la « centrer sur les bas salaires ». La limite des trois SMICS n’est donc pas officiellement entérinée pour 2021.

Contacté par Ouest-France, le ministère du Travail n’a pas détaillé le calendrier des concertations devant aboutir à la fixation de cette limite.

Un bonus pour les salariés de la « deuxième ligne » ?
Néanmoins, cette année, l’exécutif entend encourager le versement de cette prime aux travailleurs dits de la « deuxième ligne » ceux qui, sans être soignants, ont tout de même continué à travailler sur site pendant les confinements. Sont par exemple concernés les caissiers, les routiers ou les travailleurs à domicile.

Le gouvernement souhaite donc que ces salariés soient les « bénéficiaires privilégiés » de cette prime, comme le rappelle sur Twitter Elisabeth Borne, la ministre du Travail.
Vais-je pouvoir toucher la prime Macron en 2021 ? C’est la question que se posent nombre de salariés français ce mardi 16 mars, après l’annonce faite par Jean Castex de la reconduction de ce dispositif, instauré fin 2018 en réponse à la crise des Gilets jaunes.
La prime Macron, c’est quoi ?
Tout d’abord, un rappel s’impose : cette « prime exceptionnelle de pouvoir d’achat » (c’est son nom officiel) est une prime défiscalisée et exemptée de cotisations sociales qu’un employeur peut verser à ses salariés les moins bien payés. L’année passée, elle était réservée aux salariés gagnant moins de trois fois le SMIC et ne pouvait pas dépasser 1000 euros (ou 2000 euros pour les entreprises ayant signé un accord d’intéressement).

Cette « prime Macron » est facultative. Elle est donc versée selon la volonté de l’employeur. L’État n’intervient qu’en permettant qu’elle soit défiscalisée et désocialisée (sans cotisations).

Quels salariés y auront droit en 2021 ?
Tous les salariés, quel que soit leur métier, pourront bénéficier de cette prime, à condition toutefois, comme les années passées, de ne pas dépasser un certain niveau de salaires.

Pour 2021, le ministère du Travail a ainsi indiqué à l’AFP que « le niveau de ciblage » de la prime sera à négocier avec les partenaires sociaux, mais que l’idée était de la « centrer sur les bas salaires ». La limite des trois SMICS n’est donc pas officiellement entérinée pour 2021.

, le ministère du Travail n’a pas détaillé le calendrier des concertations devant aboutir à la fixation de cette limite.

Un bonus pour les salariés de la « deuxième ligne » ?
Néanmoins, cette année, l’exécutif entend encourager le versement de cette prime aux travailleurs dits de la « deuxième ligne » ceux qui, sans être soignants, ont tout de même continué à travailler sur site pendant les confinements. Sont par exemple concernés les caissiers, les routiers ou les travailleurs à domicile.

Le gouvernement souhaite donc que ces salariés soient les « bénéficiaires privilégiés » de cette prime, comme le rappelle sur Twitter Elisabeth Borne, la ministre du Travail.
La prime pourrait également être plus importante pour ces travailleurs. « Il sera possible d’en augmenter le montant jusque 2 000 euros pour les entreprises et les branches qui auront soit conclu un accord d’intéressement d’ici la fin de l’année, soit ouvert une négociation sur la valorisation des métiers » dits de « deuxième ligne », a ainsi annoncé Jean Castex le lundi 15 mars.

À noter qu’en 2020, le montant de la prime pouvait déjà, au sein d’une même entreprise, être « modulé selon les bénéficiaires en fonction des conditions de travail liées à l’épidémie de Covid-19 », rappelle le ministère de l’Économie et des Finances.

Combien de bénéficiaires les années précédentes ?
En 2020, sur les 25 millions de salariés français, seuls 6,2 millions avaient touché une prime Macron, selon Capital . En 2019, première année d’existence de cette prime, ce sont 4,2 millions de salariés qui l’avaient perçue. Le nombre de bénéficiaires est donc relativement limité comparé au nombre total de salariés en France.

En 2019 comme en 2020, les montants perçus sont largement inférieurs à 1000 euros, le montant maximal fixé par le gouvernement et avoisinaient les 400 euros.

Par ailleurs, il semblerait que cette prime Macron soit davantage utilisée par les grandes entreprises que par les petites. C’était du moins le cas en 2019. Une étude de l’Insee révèle en effet que, cette année-là, « 58 % des établissements de 1 000 salariés ou plus ont eu recours à ce dispositif contre seulement 17 % de ceux de moins de 10 salariés ». En revanche, le montant de la prime était un peu plus élevé dans les établissements de moins de 10 salariés (524 euros) que dans ceux de plus de 1000 salariés (456 euros).

À l’époque, les secteurs du service aux ménages et de l’agroalimentaire faisaient office de mauvais élèves, puisque seuls 10 % des entreprises y avaient versé la prime Macron. À l’inverse, 35 % des entreprises de services financiers et des assurances l’avaient versée. Les branches industrielles, notamment celles liées à la fabrication de matériels de transport figuraient également parmi les secteurs qui avaient octroyé le plus de prime Macron.

La crise économique, facteur limitant ?
Les difficultés économiques de l’année 2020 empêcheront-elles certaines entreprises de verser cette prime ? C’est la crainte de certains responsables, notamment patronaux. Le Medef a ainsi mis en garde contre une « désillusion » sur cette prime car « les entreprises ont vécu leur pire année et beaucoup auront du mal à la verser ».

 

Publié dans INFORMATION, VOS DROITS

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article