Pour que progressent les droits des salariés

Publié le par angeline351

Pour que progressent les droits des salariés

L’exécutif, qui organise une conférence du dialogue social le 15 mars, n’abandonne toujours pas cependant ses réformes prévues avant l’épidémie et rejetées par les travailleurs, refusant que leurs droits soient amoindris. De son côté, le Medef exprime son intérêt, récent, à retrouver un dialogue social entre les seules organisations, patronales et syndicales. Sollicitée, FO, qui souligne depuis longtemps l’importance de ce cadre paritaire, a assorti sa réponse du souhait, appuyé, que soient abordés des thèmes supplémentaires et incontournables. Celui des salaires par exemple…

Contre-réformes : l’entêtement perdure

Depuis ces dernières semaines le patronat affiche une volonté de dialogue social et le message se situe en parallèle de l’agenda social présenté l’été dernier par le gouvernement et sur lequel portera d’ailleurs la conférence qui aura lieu le 15 mars. Il s’agit de  repenser le rôle des partenaires sociaux, et d’engager un chantier sur une série de sujets concrets, qui démontre que le dialogue social est utile, que le paritarisme peut être renouvelé, indiquait ainsi le Medef le 16 février dans une lettre adressée aux autres organisations patronales et aux organisations de salariés, dont FO. La confédération, après la tenue de sa commission exécutive le 25 février, a fait connaître sa disposition à débattre. Le 3 mars a eu lieu une rencontre en visioconférence entre les trois organisations patronales et les cinq organisations syndicales dont FO.

A été validé le principe d’un agenda paritaire autonome qui comporterait différents thèmes. Le Medef propose : la formation professionnelle (dont un bilan de la réforme de 2018), la gestion de la branche ATMP, la justice prud’homale, la transition climatique, l’intelligence artificielle, la mobilité sociale en entreprise, la gouvernance des groupes paritaires et de protection sociale, la modernisation du paritarisme.

Ne pas oublier la question du salaire
FO, qui demande que soient ajoutés d’autres thèmes, a été la seule le 3 mars à souligner la nécessité d’inscrire celui des salaires. La confédération estime aussi indispensable que s’ouvre une négociation portant  sur la mise en œuvre d’un processus de responsabilisation sur l’ensemble de la chaîne de valeurs, soit des actionnaires aux donneurs d’ordre vis-à-vis des sous-traitants,  cela pour empêcher que les salariés des entreprises en bout de chaîne soient laissés pour compte. Quant à certains des thèmes proposés par le Medef, la confédération met en garde sur  l’équilibre devant être préservé (…) entre ce qui relève du législateur et de la pratique contractuelle.

Plus largement, FO n’a pas attendu la proposition du Medef pour appeler, et de longue date, à la nécessité d’établir un véritable dialogue social, notamment sur les salaires, un thème déserté ces dernières années par le patronat. Et ces derniers mois, la confédération a insisté particulièrement sur son attachement fondamental à la liberté de négociation collective et à la liberté contractuelle. Pour FO, qui n’entend pas se situer sur le terrain biaisé d’un diagnostic partagé mais prône la voie de la négociation et de l’accord en vue d’un compromis, cet agenda social et économique autonome doit  permettre de déboucher sur un agenda conventionnel porteur de progrès des droits des salariés.

VALÉRIE FORGERONT

 

Publié dans INFORMATION, COMMUNIQUE FO

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