Location saisonnière : Abritel devant le juge pour fausses annonces

Publié le par angeline351

Location saisonnière : Abritel devant le juge pour fausses annonces

Alors que le secteur de la location saisonnière souffre fortement de la crise sanitaire, des restrictions de déplacement et de l’absence de touristes, c’est une toute autre affaire qui se joue, pour Abritel, devant le tribunal judiciaire de Paris. 64 personnes ayant été escroquées par le biais de la plateforme estiment que celle-ci est responsable.

Des fausses annonces publiées sur Abritel qui cachaient des arnaques
L’affaire remonte à 2019 lorsque plusieurs personnes ont utilisé la plateforme Abritel, détenue par l’entreprise britannique Homeaway UK Limited, pour réserver des logements pour les vacances, rapporte Le Parisien. Elles ont donc répondu à des annonces… qui étaient en réalité des arnaques comme il en existe beaucoup dans le domaine de la location, saisonnière ou non.

Les victimes ont toutes reçu, comme demande, de payer en dehors de la plateforme pour valider la réservation. Parfois, les escrocs ont même usurpé le nom d’Abritel dans des documents envoyés. Le préjudice total est énorme : plus de 200.000 euros envolés dans la nature avec les escrocs qui n’ont pas encore été identifiés et appréhendés. Pour les victimes, Abritel est en partie responsable.

L’absence de sécurisation des annonces en cause
Les plaignants estiment qu’Abritel a « manqué à son obligation de veiller à l'absence de contenu illicite », y compris une fois informée des fraudes. Aucun système de vérification n’a été mis en place et les annonces n’ont pas été retirées une fois signalées. De fait, pour les plaignants, présenter Abritel comme une plateforme sécurisée est « mensonger ».

De son côté, Abritel se défend et « rappelle qu'au sens de la loi, les plates-formes sont des hébergeurs de contenus et, à ce titre, ne sont pas responsables du contenu publié sur leurs sites », rapporte Le Parisien. L’affaire, qui est jugée depuis mardi 16 mars 2021 à Paris, est une première en ce qu’il s'agit d’une plainte collective. Et le nombre de victimes, actuellement de 64, pourrait être en réalité plus de quatre fois supérieur, selon Le Parisien.

 

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