La carte d’identité numérique sera lancée dès cet été en France

Publié le par angeline351

La carte d’identité numérique sera lancée dès cet été en France

Présentée demain, la carte sera dotée d’un composant électronique directement intégré. Il comportera notamment une photo d’identité numérisée de son titulaire ainsi que deux empreintes digitales.

En janvier 2020, lors d’un passage au Forum de la cybersécurité de Lille, Christophe Castaner avait indiqué qu’une carte d’identité numérique serait mise en place « à partir de 2021 ». Plus petite et biométrique, cette nouvelle carte d’identité sera présentée ce mardi 16 mars par Marlène Schiappa, mais elle a déjà été officialisée par un décret publié ce 14 mars,  Son lancement est prévu pour l’été 2021 tandis que son lancement officiel se fera depuis le site de l’Imprimerie nationale de Douai.

La législation européenne oblige la France à proposer cette carte d’identité numérique avant le 3 août 2021. L’État tente de longue date de concrétiser ce sésame numérique attestant de l’identité des internautes, avec difficulté car il s’agit d’un sujet politiquement très sensible.

Un premier pas vers une société de surveillance généralisée ?
Les défenseurs de la vie privée y voient un premier pas vers la société de la surveillance généralisée, avec notamment le risque d’une traçabilité de toutes les opérations faites en utilisant cette carte. Mais l’État et l’industrie du numérique y voient le moyen d’étendre encore les services publics ou privés accessibles sur internet, au bénéfice des usagers et de l’économie. Le gouvernement y voit également un moyen de lutter contre la falsification et l’usurpation d’identité.

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), a donné son accord au déploiement de cette nouvelle carte d’identité en soulevant quelques interrogations notamment sur la durée de conservation des données biométriques, fixée à 15 ans en France contre seulement 90 jours en Allemagne. «  La Commission estime (…) que la mise en place et le maintien d’une base centrale de données biométriques ne peut être admis que dans la mesure où des exigences impérieuses en matière de sécurité ou d’ordre public le justifient. Le traitement de données biométriques (image du visage et empreintes digitales), sous une forme centralisée, engendre en effet davantage de risques du point de vue de la protection des données à caractère personnel, peut-on ainsi lire dans l’avis de la Cnil  », indique le gendarme des données personnelles dans son avis rendu public.

Un composant directement intégré à la carte
Comme le précise BFMTV, un composant électronique sera directement intégré à la carte et comportera des éléments biométriques, dont une photo d’identité numérisée de son titulaire et deux empreintes digitales (sauf pour les mineurs de moins de douze ans). Elle aura également une durée de validité plus courte, dix ans au lieu de quinze ans actuellement.

 

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