Covid-19 : la lettre d’Olivier Véran aux soignants, Ehpad, vaccination, Île-de-France... Le récap’ du 5 mars

Publié le par angeline351

Covid-19 : la lettre d’Olivier Véran aux soignants, Ehpad, vaccination, Île-de-France... Le récap’ du 5 mars

Si l’Île-de-France, au contraire du Pas-de-Calais, n’a pas été reconfinée le week-end, les restrictions vont s’étendre et la vaccination va s’accélérer samedi et dimanche dans la région capitale. Une vaccination à laquelle Olivier Véran aimerait que les soignants participent plus. Le ministre de la santé le leur a expliqué dans une lettre.

Prioritaires pour la vaccination contre le Covid-19, les soignants ne se pressent pas pour en bénéficier, au point que certains médecins réclament d’en faire une obligation pour les professionnels de santé

Le risque d’infection nosocomiale est significatif : près de 27 000 patients ont attrapé le virus à l'hôpital entre le 1er janvier 2020 et le 14 février 2021, selon Santé publique France, qui recense « 186 décès liés ».

Avec environ 30 % de soignants vaccinés, « clairement, ça ne suffit pas », a insisté le ministre de la santé Olivier Véran, qui a envoyé vendredi 5 mars une lettre à l’ensemble des professionnels de santé « pour les inciter très fortement à se faire vacciner ».

Les résidents des Ehpad « vont pouvoir sortir s'ils sont vaccinés, avec au moins 15 jours de recul après la deuxième injection », a déclaré vendredi le ministre de la santé, qui veut leur « rendre progressivement la liberté ».

« C'est ce que nous a demandé le Conseil d'État », a-t-il rappelé sur RMC et BFMTV, deux jours après que la plus haute juridiction administrative du pays a suspendu l'interdiction en vigueur depuis plusieurs mois, jugée « disproportionnée » à l'aune des 80 % de résidents désormais vaccinés avec au moins une dose.

► Pharmaciens, infirmiers et sages-femmes autorisés à vacciner
Les pharmaciens et les sages-femmes sont désormais autorisés à prescrire et injecter les vaccins contre le Covid-19, de même que les infirmiers qui peuvent à présent vacciner sans qu’un médecin soit systématiquement présent, selon un décret paru vendredi au Journal officiel.

La vaccination reste réservée en priorité aux personnes de plus de 75 ans, à celles de plus de 50 ans souffrant de comorbidités et aux adultes à très haut risque, mais le décret prévoit que les pharmaciens peuvent « prescrire les vaccins (..) à toute personne », sauf à celles « présentant un trouble de l'hémostase » et aux femmes enceintes. Ces dernières doivent passer par les sages-femmes, qui pourront également prescrire un vaccin à «l'entourage» des parturientes et du nouveau-né.

Ces professionnels de santé peuvent aussi « administrer les vaccins (...) à toute personne », sauf à celles « ayant des antécédents de réaction anaphylactique », soit à « un des composants de ces vaccins », soit « lors de la première injection ». Ces mesures entrent « en vigueur immédiatement », précise le décret.

La plupart des centres de vaccination resteront ouverts samedi 6 et dimanche 7 mars en Île-de-France, où de nouveaux lieux d’injection viendront s’ajouter afin d'écouler plus de 50 000 doses en deux jours, ont indiqué les autorités locales vendredi.

Permise par « une allocation exceptionnelle de 51 000 doses de vaccins Pfizer », cette opération mobilisera 105 des 123 centres de vaccination qui accueillent déjà les publics prioritaires, précisent dans un communiqué l'agence régionale de santé (ARS) et les préfectures de police et de région.

En outre 12 « nouveaux centres dédiés » seront ouverts à Melun, Noisiel (Seine-et-Marne), Fleury-Mérogis, Palaiseau (Essonne), Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), Saint-Mandé (Val-de-Marne), Cergy, Garges-lès-Gonesse, Sannois (Val-d’Oise) et Paris (trois sites).

La consommation d’alcool est interdite entre 11 heures et 18 heures à partir de vendredi - et jusqu’au 21 mars - à Paris sur les quais de Seine et les rives du Canal Saint-Martin, théâtres le week-end dernier de rassemblements populaires peu compatibles avec la lutte contre le Covid, a annoncé la préfecture de police (PP).

 La situation sanitaire à Paris demeure particulièrement sensible avec une circulation active du virus et une très forte pression sur le système hospitalier », a rappelé la PP dans un communiqué. Elle détaille plusieurs mesures pour « ralentir la circulation du virus en évitant les regroupements de personnes dans l'espace public, sans limiter, en journée, la liberté d'aller et venir ».

 

Sont notamment concernés par cette interdiction les berges de Seine, l'esplanade des Invalides, la rue des Martyrs ou le canal Saint-Martin. Par ailleurs, les magasins et centres commerciaux non-alimentaires de plus de 10 000 m2 sont fermés au public dans la capitale.

L’équipe d'experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dépêchée en janvier à Wuhan en Chine pour enquêter sur les origines de la pandémie rendra public son rapport dans la semaine du 15 mars, a annoncé le patron de l'OMS.

 L'équipe travaille sur le rapport final ainsi que sur un résumé, dont nous comprenons qu'ils seront publiés simultanément pendant la semaine du 15 mars », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, selon les remarques faites jeudi devant les délégués des pays membres. « Je sais que de nombreux pays membres sont impatients de voir le rapport » et « moi aussi bien sûr », a ajouté le directeur général de l'OMS.

Publié dans INFORMATION, SANTE

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