Comment les restaurants se préparent à leur réouverture

Publié le par angeline351

Comment les restaurants se préparent à leur réouverture

Les représentants des restaurateurs et le gouvernement se concertent sur le protocole sanitaire qui devrait accompagner la reprise d’activité.

Les restaurateurs croisent les doigts même s’ils estiment avoir été régulièrement déçus. « Il semble bien que les choses s’accélèrent, estime Didier Chenet, président du Groupement national des indépendants en hôtellerie et restauration (GNI), l’un des principaux syndicats professionnels du secteur. Depuis une huitaine de jours, nous discutons avec le gouvernement sur des protocoles concrets de réouverture alors qu’auparavant, les discussions tournaient surtout sur les soutiens économiques et sociaux à notre filière. »

Une réunion entre les organisations professionnelles et le secrétaire d’État chargé du tourisme Jean-Baptiste Lemoyne a été annulée le 8 mars et reportée au 16 mars. « Mais cette fois, ce sera avec la présence de la ministre du travail Élisabeth Borne et celui en charge des PME Alain Griset, souligne Didier Chenet. Comme si tous les sujets allaient être évoqués pour permettre la reprise d’activité plus rapidement. » Au gouvernement, on rappelle cependant qu’aucune ouverture n’aura lieu sans que la situation sanitaire le permette.

Trois semaines de délai
Pour autant, le secteur ne veut pas rouvrir du jour au lendemain. Les organisations professionnelles, que ce soit le GNI ou l’autre grande fédération patronale, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih), demandent à être informées trois semaines avant le jour J. « Il s’agit de remettre le personnel à niveau, de le réhabituer à un service normal, souligne-t-on au GNI qui évoque aussi la nécessité de vérifier le matériel. De nombreuses machines qui n’ont pas fonctionné risquent d’avoir des problèmes et les réparateurs seront débordés. »

Du côté des protocoles sanitaires, les choses se négocient. « Nous souhaitons appliquer le même protocole sanitaire renforcé qu’avant la fermeture en octobre », dit Didier Chenet. Cela implique notamment un espace minimum d’un mètre entre les chaises de tables différentes, des tablées de 6 personnes au plus, le port obligatoire du masque jusqu’à l’arrivée du premier plat ou encore l’affichage du nombre de clients autorisés. Ainsi que le cahier de rappel à l’entrée pour que les clients puissent être joints s’il advient qu’ils soient cas contact.

Les grandes villes plus touchées dans la durée
Le passage par le cahier pourrait être remplacé par la mise en place de QR codes dans les établissements pour permettre aux clients d’être prévenus. En tout état de cause, la profession est hostile à l’obligation d’un passeport vaccinal obligatoire pour accéder aux établissements, refusant de discriminer leurs clients.

Même en cas de réouverture, l’activité reviendra-t-elle rapidement au niveau d’avant-crise ? « Raisonnablement, je pense qu’on arrivera rapidement à 60 % de l’activité que nous connaissions avant l’épidémie, dit Didier Chenet. Mais nous ne connaîtrons sans doute pas l’explosion constatée au premier déconfinement. Les clients sont plus circonspects désormais. »

Le président du GNI est pessimiste en ce qui concerne les grandes villes comme Paris, Lyon ou Bordeaux : « Entre l’absence des touristes de loisir ou d’affaires et le développement du télétravail, l’activité du déjeuner va être très affectée. » D’où l’importance, pour le secteur, de perpétuer les aides, comme le fonds de solidarité ou la prise en charge de l’activité partielle, après l’autorisation de réouverture.

Publié dans INFORMATION, SANTE

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